Ouverture d'Art Basel dans un climat peu propice pour les galeries

Les galeries devront se battre dans une conjoncture défavorable et connaissent une baisse d'activité. Beaucoup d'entre elles, parmi les 290 dénombrées, enregistrent une décroissance inquiétante.

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Le monde de l'art moderne et contemporain est prêt à se rendre dans la petite ville suisse de Bâle. Le 14 juin, pour sa 49ème édition, de riches visiteurs pénètrent les halls imposants d'Art Basel, pour admirer quelques-unes des œuvres les plus précieuses de l'art contemporain. L'exposition Frame essaie de répondre à un dilemme du monde de l'art, constitué de grandes galeries, de plus en plus riches, et de plus petits collectionneurs de plus en plus fauchés.

L'homme d'affaires français Bertrand Schollerde, fondateur de Frame est convaincu que le système actuel est désuet, "Si vous êtes un nouveau venu, vous mourez", a-t-il dit. Les petites galeristes, dans les foires comme Art Basel, ont de plus en plus de difficultés à payer des dizaines de milliers de dollars pour se montrer. "Si vous êtes un nouveau venu, vous mourez", a-t-il ajouté. Il espère que le modèle de partage des bénéfices parmi une douzaine de galeries émergentes pourra offrir une alternative.

La Messeplatz de la ville suisse, se déploie sur de vastes salles de conférence et des hôtels de luxe, devenus synonymes de la  puissante marque Art Basel. Même si Bertrand Scholler affirme respecter le travail exposé à Art Basel chaque année, a exprimé sa préoccupation comte tenu de la rareté actuelle de voir des ventes d'un montant significatif. "Notre objectif n'est pas de collaborer mais est de faire les choses correctement.", a-déclaré. Même à Art Basel, l'événement le plus dominant du monde de l' art, tous reconnaissent que l'industrie de l'art souffre. 

Le rapport sur le marché de l'art commandé par Art Basel et son sponsor principal, la banque suisse UBS, note "que les ventes mondiales d' art et d'antiquités ont bondi à 63,7 milliards de dollars l'année dernière, soit une augmentation de 12% par rapport à 2016". Les fermetures de galeries étant plus nombreuses que les ouvertures pour la première fois depuis des années, selon le rapport. La principale explication des fermetures est que les coûts de "maintien d'une présence commerciale dans un endroit urbain important sont devenus prohibitifs, par rapport au volume faible et variable des ventes...C'est une foire qui se déroule à un moment où les galeries parlent ouvertement, plus ouvertement que jamais, de la lutte, de la difficulté d'être galeriste", a déclaré le directeur d'Art Basel, Marc Spiegler, aux journalistes le 12 juin.

On peut aussi se demander si la qualité des œuvres proposées et l'intérêt des amateurs d'art n'est pas en forte diminution.

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