Les festivals d'été vont devoir rembourser des frais de sécurité "hallucinants"

Jack Lang a dénoncé sur France Inter, ce mardi 3 juin, "le remboursement de frais de sécurité de plus en plus hallucinants, en termes de montants" imposé par le ministère de l'Intérieur aux festivals d'été.

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Pour le gouvernement d'Édouard Philippe, c'est aux festivals d'été d'assurer le coût de la sécurité de plus en plus élevé. Policiers et gendarmes, mis à disposition des organisateurs d’événements, se retrouvent fortement facturés. Selon Jack Lang, ancien ministre de la Culture, le prix "hallucinant" de la gestion de la sécurité a des conséquences importantes.

"Pour certains c’est supportable, pour d’autres c’est la mort. Et même pour ceux qui résistent, par exemple les Eurockéennes, c’est, paraît-il, je n'arrive pas à la croire, 800% d’augmentation des dépenses de sécurité. Je ne comprends pas que Gérard Collomb, qui a été un bon maire pour la Culture [à Lyon], soit un aussi désastreux ministre de l’Intérieur, pour les Arts."

Ce gouffre financier "entraîne les collectivités territoriales à se retirer" en matière de politique culturelle. Pour Jack Lang, il faut "modifier absolument" la circulaire concernée et "tenir compte de la réalité économique et culturelle".

Bertrand Morisset, patron de l’agence Tome 2, dénonce le paradoxe de cette politique. Lorsque les forces de l'ordre protègent un homme politique en déplacement dans un festival, pas de facturation pour les organisateurs. Par contre, lorsqu'il quitte les lieux, les organisateurs doivent payer les policiers qui demeurent pour assurer la protection du public.

"Payer la maréchaussée dont c’est le métier que de garantir la protection des citoyens, c’est une double peine, pour nous, organisateurs, de même que pour le contribuable, puisque ses impôts servent bien souvent à l’organisation desdits festivals."

Pour les organisateurs, les festivals artistiques sont devenus "la vache à lait de l’État". Surtout les festivals musicaux, comme l'explique Lionel Destremau, de Lire en poche.

"Pour une bonne part des salons et festivals autour du livre, les problématiques sont soit plus réduites (espaces clos type salon du livre de Paris, Montreuil, etc.), ou en plein centre-ville (présence d’une police municipale qui allège les besoins en gendarmerie ou en police nationale)"

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