Un tableau de paysage de Van Gogh vendu plus de 7 millions d'euros

Un tableau de paysage datant de la période hollandaise de Vincent Van Gogh, peint en 1882 a été vendu 7 065 000 euros à un collectionneur américain lors d'une vente aux enchères effectuée chez Artcurial à Paris.

Vincent Van Gogh a grandit au sein d'une famille de l'ancienne bourgeoisie. Soutenu matériellement par son frère Théo, employé de Goupil à Bruxelles puis à La Haye depuis 1873, il commence son apprentissage en copiant des gravures sur bois et des lithographies, et en s'inspirant des œuvres de Millet, artiste pour lequel, jusqu'à la fin, il professa une véritable vénération. En 1881, à Etten, où ses parents résident, il dessine d'après nature des sujets paysans, des portraits et surtout des paysages d'une richesse calligraphique étonnante, déjà dignes de la grande tradition extrême-orientale à laquelle, par la suite, il devait se référer explicitement. 

La peinture "Raccommodeuses de filets dans les dunes" (1882) a été adjugée à 7 065 000 euros lors de la vente, alors que cette œuvre de jeunesse était estimée entre 3 et 5 millions d'euros. Selon la maison Artcurial qui organisait la vente, il s'agirait d'un record du monde pour un paysage de Van Gogh de la période hollandaise. Dans le livre de Pierre Blanc, Les peintures de la période hollandaise, il est retracé la dispersion très importante des œuvres de la première époque de l'artiste, ainsi qu'une étude, pour la première fois, permettant d'avoir une vision globale de cette dispersion.

Cette dispersion est le résultat du dépôt puis de l'abandon, par la mère du peintre, de la majorité des œuvres de la période hollandaise, dans le grenier d’un déménageur de Breda aux Pays-Bas. Ce n’est qu’en 1903, soit treize ans après le décès de Van Gogh, que le même déménageur a demandé à un brocanteur venant lui acheter du vieux cuivre, de le débarrasser, gratuitement, de ce "fourbi"  jugé sans aucune valeur. Le "fourbi" en question, c’était quatre cents à cinq cents œuvres de Vincent Van Gogh parmi lesquelles on dénombrait environ soixante toiles sur châssis, cent cinquante toiles libres, deux cartables avec environ quatre-vingts dessins à la plume et cent à deux cents autres dessins. En quelque sorte, on dirait aujourd'hui "le gros lot" !

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