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Faire publier son livre : le casse-tête des petits auteurs

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Écrire un livre n'est pas une tâche aisée et beaucoup s'y essaie au cours de leur vie que se soit des romans, des essais ou des autobiographies. Encore plus compliqué que de l'écrire, les néo-auteurs se trouvent désormais en grande difficulté lorsqu'il s'agit de faire publier leur livre. Plusieurs solutions s'offrent à eux : l'édition classique, l'édition à compte d'auteur ou bien l'auto-édition.

L'édition classique

Les éditeurs ne manquent pas, ils sont plus de 10 000 en France selon le Syndicat National de l'Édition mais ce chiffre cache en fait une tout autre vérité. En effet il n'existe que 20 maisons d'édition qui possède plus de 5000 titres et plus de 5000 maisons d'édition qui en publie moins de 10. Toute personne qui le souhaite peut devenir éditeur et c'est peut être ici le problème car de nombreuses d'entre elles tombent en faillite et leurs auteurs avec.

Pour se faire publier dans une maison d'édition classique il faut s'attendre à de nombreux refus, car les grandes maisons reçoivent un nombre considérable de manuscrits par jour et sélectionnent donc énormément, et les petites n'ont pas suffisamment le budget.

Les manuscrits sont bien mieux réceptionnés par les éditeurs par format papier ce qui a un coût pour les écrivains. Une fois le manuscrit reçu et sélectionné par la maison d'édition, celle-ci demande régulièrement de faire des modifications sur le texte, sur le titre, sur certains passages du livre, afin que celui-ci colle avec l'image de la maison d'édition. Tout ce processus, lorsqu'un auteur parvient à le passer ne rapporte en plus pas grand-chose en termes financiers. En effet "l'auteur touche 8 % de droits jusqu'à 10 000 exemplaires vendus" selon un article publié par l'Express, et peu d'auteurs arrivent à un nombre aussi grand en France.

L'édition est donc une porte ouverte à la déception pour beaucoup de petits auteurs pleins d'espoirs qui, lorsqu'ils ne sont pas sélectionnés par les maisons d'édition classique tentent de se rapprocher des maisons d'édition à compte d'auteur qui sont bien souvent des attrapes-nigauds.

Les maisons d'édition à compte d'auteur

​L'auteur dans ce système prend à sa charge les dépenses d'impression et les frais liés à la publication du livre. L'éditeur est donc là seulement pour assurer la conformité du livre (orthographe, mise en page, caractéristiques techniques...) et la diffusion via ses canaux personnels. Seulement le vice caché est que bien souvent les auteurs s'attendent à rembourser rapidement les frais engagés et produisent pour cela beaucoup de livres qui ont en réalité du mal à s'écouler. Parfois les réseaux de l'éditeur ne sont pas suffisamment pertinents, parfois le livre est mal référencé, d'autres fois il n'est juste pas bon mais cela les éditions à compte d'auteurs se cachent bien de le dire. En surfant sur les sites d'auteurs beaucoup déconseillent ce système car il règne encore autour de ces enseignes un flou sur leur réelle motivation et leur impact sur les ventes.

Désormais une partie des auteurs décident donc de ne plus se laisser avoir ni par la déception qu'engendre les grosses maisons d'éditions ni par le gouffre financier qu'implique les maisons d'édition à compte d'auteur mais s'auto-éditent eux-même.

L'auto-édition : la meilleure solution pour les "petits" auteurs

Un auteur qui n'a pas vocation à être le nouveau Guillaume Musso mais qui souhaite tout de même être lu, au moins par ses proches, peut décider de s'auto-éditer. Cela demande du temps, un peu d'argent mais peu donner de bons résultats. Le groupe des "auto-édités" est en fait devenu une petite famille où les auteurs achètent les livres de leur congénère en papier ou bien souvent en ebook sur Amazon pour des tout petits prix.

Des entreprises peuvent pour ceux qui le souhaitent se charger de l'impression de livre sans aller au delà telle que le font les sites www.impressiondelivre.com ou encore www.lulu.com mais il existe aussi des petits imprimeurs spécialistes du livre qui peuvent s'en charger. L'avantage des gros sites internets est qu'ils proposent souvent des petits prix avec de l'impression à la demande à partir d'un exemplaire. Ainsi pour un auteur qui ne veut pas avoir sur les bras une centaine d'exemplaires mais souhaitent tout de même avoir un prix intéressant, cette solution est la meilleure.

L'auto-édition ne convient pas aux personnes qui souhaitent en faire leur métier car il n'existe qu'un très petit nombre d'auteurs qui parviennent à percer. Souvent ils sont alors récupérer par des maisons d'édition classiques. Cependant, pour ceux qui sont passionnés d'écriture et souhaitent partager avec des personnes aussi passionnés alors l'auto-édition est le monde parfait.

Être écrivain n'est donc pas aussi simple qu'il n'y paraît car tout ne s'arrête pas à l'écriture, il faut connaître les rouages du milieu pour ne pas se faire rouler et réussir à mener sa barque vers les objectifs choisis.

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