Mondialisation : voici venu le temps du grand chambardement

Les changements périodiques des sociétés ne sont faciles à appréhender et à lire qu'après un certain délai, parfois important. Avec le temps et une étude plus globale des diverses modifications, les dates décisives, les décisions fondamentales, l’émergence des conséquences et le succès ou le naufrage des protagonistes collectifs apparaissent alors dans toutes leurs dimensions.

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Ceux qui ont pour tâche de saisir les différents signaux, de distinguer ce qui est pertinent et susceptible de modifications fondamentales, de prévoir ce qui ne va pas durer, de relier les différents aspects en jeu et d'identifier en perspective les conséquences positives ou négatives dans toutes leurs complexités, sont rarement écoutés. Pourtant notre époque est en permanence submergée d’images, de commentaires, de parti-pris, de débats, d’interviews, d’articles de journaux, décrivant toutes les facettes de ce qui se trame et fournissant à chacun les règles de son avenir.

La période de l’affirmation de la "pensée unique"

La période qui s’étend de 1989 à aujourd’hui est celle de la mondialisation. Elle semble se terminer, au moins dans sa version la plus libérale. Cette période, qui a officiellement commencé avec la chute du mur de Berlin, se caractérise par la domination libérale, le capitaliste multinational, la financiarisation sans limites de tout et n’importe quoi, et par l'hégémonie américaine. C’est aussi la période de l’affirmation de la "pensée unique" entretenu par une cours médiatique, à sa solde par la publicité marchande, qui cautionne et accompagne l'existence d'un marché mondial tout aussi unique.

L'Union européenne a surfé sur cette aubaine mondialiste en créant un quasi-État constitué de traités fondés sur l'intérêt de groupes multinationaux et en acceptant une montagne d'inégalités. L'Allemagne et la France en ont été les protagonistes. Mais aujourd'hui la tentative extrême de maintenir une suprématie qui n’a plus de base objective crée le réveil des peuples et inaugure leur réaction fomentée par la colère et une paupérisation galopante.

Les grèves, les revendications salariales, les manifestations se succèdent

Les pays de la zone euro sont utilisés comme une fabrique de planche à billets avec lesquelles la rentabilité du capital est maintenue de façon suicidaire. La stabilité de l’ensemble devient de plus en plus problématique et l’émergence des soi-disant "populismes", au niveau continental, indique clairement le caractère insupportable des nouvelles conditions de vie d’une partie grandissante des populations.

Les grèves, les revendications salariales, les manifestations se succèdent à une cadence plus vécue depuis très longtemps. La tension sociale monte dans quasi tous les services publics. Le mouvement des Gilets jaunes pourrait retrouver ses ronds-points et ses samedis de manifestation de revendication. La journée du 5 décembre doit regrouper plusieurs groupes de personnes d’intérêts différentes qui ont décidé de s'associer à une marche inédite pour contester la situation déplorable actuelle. 

La fin du mondialisme sauvage ouvre de nouvelles perspectives qui inaugures des solutions à envisager ou imaginer. C’est par une opposition politique et sociale qui ne prétendra pas construire une vision globale de l’avenir du pays et par des relations renouvelées avec ses voisins européens et non européens, que les intérêts des classes populaires pourront répondre et retrouver leur place dans une société apaisée. Un nouveau cycle s'ouvre enfin et il est temps de sortir de la situation économique actuelle pour construire l'avenir.

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