Création des monnaies : comprendre la spirale mortelle des banques du monde entier

Quasiment partout sur la planète, la période des fêtes de Noël et du nouvel an est propice aux commerces. C’est le moment où l’excédent de biens et de cadeaux est le plus visible et à la mesure de la surabondance d'argent qui caractérise ce début de troisième millénaire. 

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La satisfaction de témoigner
et de convaincre.

Cette gigantesque somme d'argent provient d’une pratique bancaire, cachée au public, qui relève de ce qui serait cohérent d’appeler une arnaque. L’argent est en effet créé ex nihilo, c’est-à-dire à partir de rien ou presque. Un vrai "truc" de magicien.

Beaucoup de gens sont persuadés que les États sont les seuls responsables de la création de la masse monétaire qui circule de part le monde, en particulier les États-Unis et sa banque centrale, la fameuse Réserve fédérale (FED). Cela est une erreur de la part de l'opinion publique.

La FED est le seul organisme à pouvoir imprimer et commercialiser des dollars

En fait, la FED n’est ni centrale ni étatique. Elle possède des succursales comme n’importe quelle banque, appartient à de grandes banques privées et à de puissants donateurs. Par contre, la FED est le seul organisme à pouvoir imprimer et commercialiser des dollars autant qu'elle le souhaite. Ce privilège inouï s'est étendu à presque toutes les banques dans presque tous les pays, pour ce qui concerne d'autres monnaies. Elles peuvent toutes générer de l'argent.

Quand une banque accorde un prêt, elle crédite le compte de son client en lui affectant en parallèle une dette du même montant qu'il doit rembourser, généralement majorée des intérêts. La banque n'a pas réellement besoin de posséder le montant de l'argent emprunté dans ses comptes. Toutes les utilisations de cet argent se font à partir de transfert numériques. C’est tout. Bien sûr, ces transactions digitalisées ne sont possibles et valables que si les banques acceptent les affaires les unes des autres.

Mais, évidemment, il y a un cactus sur le chemin. Dans la très grande majorité des cas, la banque prêteuse ne dispose pas de l'argent qu'elle prête et donc le créé à partir de rien. Elle génère de l'argent frais avec cette approche par une simple ligne d’écriture sur un registre numérique. A partir de là, l'argent crédité sans réserve est indiscernable de l'argent qui existe déjà ! Pour l’emprunteur, l’argent crédité sur son compte est disponible en billets de banques s’il le souhaite. Ainsi la banque crée en même temps de l'argent et de la dette toujours d’un montant légèrement plus important en raison des intérêts.

La création d'argent viral n'a jamais été interdite

La création d'argent viral n'a jamais été interdite. On ne sait pas où et quand les banques ont créé de l'argent de cette manière pour la première fois. La création virale d'argent est facile à déterminer en examinant les livres, mais cela se produit très rarement et il n'y a pratiquement aucune restriction.

En Suisse, pays considéré comme rigoureux, les banques sont limitées à prêter jusqu’à dix fois leurs fonds propres. Dans les pays de l'Union européenne, cette limite a quasiment disparu pour atteindre des centaines de fois. C’est ainsi qu’en raison de ce processus pratiqué par les banques du monde entier, la masse monétaire mondiale ne cesse de croître. Dans la zone Euro cela est masqué par l’action de la Banque Centrale Européenne (BCE) qui utilise ses talents d’imprimeur pour générer des milliards d’euros pour les prêter aux banques privées sans intérêt. La BCE ne prête rien aux États, mais tout aux banques, charge à ces dernières de prêter ensuite aux États.

Seuls les États peuvent changer le système financier

La masse monétaire ne cesse de croître et cette augmentation n'est pas contrôlée. La façon dont l'argent augmente montre également que l'accumulation d'argent n'est pas seulement due à la cupidité des gens, mais aussi à une faille de conception dans le système monétaire et bancaire.

Seuls les États et les gouvernements peuvent changer le système financier car le système n'est pas disposé à se limiter. La dette publique signifie complicité entre les gouvernements et la puissance financière. Emprunter augmente la masse monétaire. Cela crée plus de pression sur le marché et une abondance plus insensée. Cela tourne en boucle. Les banques rendent l'avenir très incertain.

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