L'immigration, la pompe à profits de l’économie mondialisée

Au lieu de reconnaître que l'immigration massive est un problème à traiter, en commençant par comprendre ses fondements, la gauche française a tendance à réagir avec émotion à chaque critique, en utilisant tous les comportements accusatoires de stigmatisation morale, de xénophobie psychotique et de racisme. Qu'importent les dangers pour la cohésion sociale et les conditions de travail, du moment que les principes mondialistes sont protégés.

Les ennemis des frontières se tiennent sur un piédestal et dénoncent toute entrave à ses principes mondialistes sans la moindre pensée pour le peuple dont pourtant ils sont issus. En effet, la gauche historique a longtemps été contre l’immigration sauvage avant que sa position sociale se retourne vers la petite bourgeoisie urbaine, au capital culturel et économique supérieur à la moyenne, et présumée à même de juger le reste du monde.

L’immigration est pourtant un facteur important d'aggravation des effets de la mondialisation sur le pouvoir de négociation des salariés dans les pays capitalistes avancés et sur les conditions de vie générales des classes populaires. Cela contribue à aggraver l'hostilité des classes populaires à l'égard des immigrés, même si elle se manifeste effectivement, assez souvent, de manière xénophobe.

L'immigration entraîne une forte progression de la main d’œuvre à bas coût

Le militantisme de la gauche s’est traduit par une nouvelle orientation de sa politique économique progressiste et une absence claire et crédible de tout désir de contenir les flux migratoires. L'aggravation des effets de la mondialisation, en détruisant les conditions d'existence des classes populaires et des classes moyennes, s’est alors accélérée. Relever les conditions de vie des classes populaires pour retrouver leur consensus et lutter efficacement contre leur tendance à se tourner vers la droite populaire, ne semble plus concerner la gauche politique.

L'immigration massive dans les pays à économie développée, suite à l'élargissement de l’Union européenne et l’ouverture des frontières, a entraîné et entraîne toujours une forte progression de la main d’œuvre à bas coût dans tous les pays membres de l’UE. C’est dans ce contexte que le marché du travail détermine une baisse des salaires en raison des lois de l'offre et de la demande. L'augmentation de la main-d'œuvre employée génère plus de valeur à incorporer au capital et augmente ainsi le taux d'épargne global des économies dont les plus importantes se traduiront nécessairement par des investissements plus conséquents.

L'immigration impacte aussi les revenus indirects et la perception que peuvent avoir les citoyens au sujet de l'abandon des fonctions fondamentales de l’Etat providence et de la destruction de la cohésion sociale. Depuis les années 1945, l'État providence a toujours eu besoin d'un financement énorme réalisé grâce à une légitimité constante. Mais, depuis vingt ans, la pression sur l'octroi des prestations sociales, surchargée par des demandes systématiquement sous-financées, se traduit par une perception d'inefficacité et de dysfonctionnement qui affaiblit la légitimité du financement de l'Etat.

Les entreprises peuvent être gagnantes sur le dos de la collectivité

Le caractère illégitime des choix des pouvoirs successifs tend à se renforcer, tandis que l'approche libérale soutient que l'immigrant produit toujours un impact fiscal positif et a un effet démographique tout aussi positif. Cette opinion est due à une simple considération de l’apport travail des immigrés sans tenir compte des coûts engendrés pour le reste de la collectivité. Les entreprises peuvent être gagnantes sur le dos de la collectivité. Il s'agit bien sûr d'un calcul fallacieux.

Le mécanisme qui régule les salaires devient de la concurrence à la baisse entre les travailleurs. Dans le cadre de la reconstruction de la circulation économique, la notion centrale devient ainsi la surpopulation relative. L’immigration, comparée à l'innovation technologique, crée un champs illimité de main-d'œuvre qui pousse les salaires vers le bas et donc les bénéfices vers la haut. Pour l’économie mondialisée, l'avantage décisif de la solution passe par l'immigration, car au lieu de prévoir des investissements technologiques, elle crée encore plus de profits sans qu’aucun investissement ne soit nécessaire.

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