Croissance : des perspectives sans éclaircie pour 2019-2020

Après avoir enregistré une bonne progression de son produit intérieur brut en 2017, +2,3%, l’économie française semble montrer des signes de tassement et pourrait voir sa croissance se ralentir en 2018.

La consommation intérieure est moins dynamique et le climat des affaires, surtout dans les secteurs de l’industrie et de la construction, est plus morose. Cependant, les signes restent suffisamment positifs pour espérer, tout de même, une croissance à venir qui se situerait entre +1,7% et +1,5% en 2019 et 2020. Ce qui évidemment reste très faible.

2018 devrait enregistrer seulement 150 000 nouveaux emplois à comparer aux 360 000 créés en 2017

Même si le secteur privé français a continué de créer des emplois au troisième trimestre, le niveau de croissance est trop faible, +0,2%, un rythme nettement plus modéré qu’en 2017, conséquence en partie du ralentissement de la croissance cette année, pour faire refluer fortement le chômage. Selon l’institut national de la statistique, le troisième trimestre a vu la création de 30 200 nouveaux postes, solde net entre les créations et les destructions.

C’est un peu mieux qu’entre avril et juin, 22 400 emplois créés, mais ce sont des niveaux qui restent nettement inférieurs à ceux observés en 2017. Dans un  contexte d'une économie mondiale plus incertaine et d'une tension sur les prix de l'énergie, qui verrait la croissance économique ralentir en 2018, l'emploi devrait être moins soutenu sauf pour les recrutements de cadres qui devraient se situer à des hauts niveaux jusqu’en 2020. On a comptabilisé, en 2017, environ 90 000 emplois nouveaux chaque trimestre. 2018 devrait enregistrer seulement 150 000 nouveaux emplois à comparer aux 360 000 créés en 2017. 

Ces résultats décevants sont à l'image de la croissance de l'économie française. Depuis le début de l’année 2018, l’activité a ralenti et l’emploi a suivi et même devancé le PIB. On constate que la création d’emploi tend à s’essouffler et aucun signe ne permet de croire à une prochaine embellie.

Le marché du travail s'adapte grâce aux contrats plus souples. Cela crée une perspective déprimante pour le marché du travail. Le taux de chômage actuel, qui frise les 9% devrait peu baisser. Il s'agit d'une mauvaise nouvelle aussi pour le pouvoir d’achat, en pleines controverses sur le poids des taxes et les prix du carburant. 

Les perspectives économiques de la France ne poussent pas à l'optimisme pour les mois à venir et ne devraient pas favoriser la politique du ruissellement promue par le gouvernement de Emmanuel Macron. En effet, les candidats LREM pourraient en pâtir lors des prochaines élections européennes qui auront lieu le 26 mai 2019.

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