La France débloque un prêt d'un milliard d'euros pour l'Irak

{Play}Le ministre des affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a entamé sa visite irakienne en rencontrant le premier ministre Adel Abdel-Mehdi, un chiite indépendant longtemps exilé en France, et le président Kurde Barham Saleh. Il a annoncé un prêt d’un milliard d’euros sur quatre ans pour aider à la reconstruction de l'Irak, en pleine crise des gilets jaunes.

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Paris prévoit d'allouer un prêt d'un milliard d'euros à l'Irak pour aider à relever le pays, a déclaré lundi le ministre français des Affaires étrangères qui a également confirmé aux Irakiens le soutien de la France face à la décision de Washington de retirer ses troupes de Syrie. Le ministre Jean-Yves Le Drian, en visite officielle à Bagdad, a détaillé la façon dont Paris compte limiter l’impact du retrait annoncé des troupes américaines de Syrie.

Le retrait programmé des forces américaines de Syrie donne un rôle crucial à l’Irak comme base arrière contre l’organisation Etat islamique (EI). Bagdad, en outre, est en passe de redevenir un acteur diplomatique majeur sur la scène régionale, "un pivot et un pôle d’équilibre" selon les mots du ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, qui effectue les 14 et 15 janvier une visite de deux jours dans le pays après une étape de vingt-quatre heures à Amman, en Jordanie.

"La France a toujours été au rendez-vous avec l’Irak, et a été présente dans la guerre contre Daech (acronyme arabe de l’EI) Elle est présente aujourd'hui dans ce qui commence à être la paix", a souligné le ministre, qui effectuait son troisième voyage dans ce pays en tant que chef de la diplomatie française, tout en rappelant que "la lutte contre Daech n’est pas encore finie".

Son périple de Bagdad à Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, puis à Nadjaf, la ville sainte chiite, montre toute l’importance accordée par Paris aux relations avec l’Irak et à la stabilité de ce pays. Le président français devait s’y rendre fin février, mais le voyage très attendu à Bagdad a été repoussé en raison de l’engagement du chef de l’Etat dans le débat national suscité par la crise des « gilets jaunes ».

La France débloque un prêt d'un milliard d'euros à l'Irak pour la reconstruction du pays

Paris prévoit d'allouer un prêt d'un milliard d'euros à l'Irak pour aider à relever le pays, a déclaré lundi Jean-Yves Le Drian qui a également confirmé aux Irakiens le soutien de la France face à la décision de Washington de retirer ses troupes de Syrie.

En visite à Bagdad pour deux jours, il a annoncé au cours d'une rencontre avec le Premier ministre irakien, Adel Abdel-Mehdi, la volonté de la France "d'ouvrir une nouvelle étape dans la relation bilatérale", selon la même source, Jean-Yves Le Drian a assuré aux Irakiens le soutien de la France malgré le contexte particulier crée par la décision de Donald Trump de retirer les troupes américaines de Syrie. Le Drian explique sous quelle condition les forces françaises se retireront de Syrie. Il a rappelé la présence de la France en Irak et l'importance de la coalition internationale :

"Nous avons appris le retrait des États-Unis de Syrie de manière très brutale. Nous avons fait savoir aux États-Unis que nous ne comprenions pas cette rapidité parce que Daech n'est toujours pas vaincu en Syrie. La France est présente en Irak, la coalition aussi. La coalition se réunira à Washington au mois de février pour décider de la suite de son action. Donc, pour l'instant, nous sommes là et nous restons."

Le 19 décembre, Donald Trump a annoncé que les États-Unis avaient écrasé Daech en Syrie, précisant que la lutte contre le groupe terroriste était la seule raison de la présence militaire des Etats-Unis dans le pays.

Ce prêt d'envergure à destination de l'Irak intervient alors que de plus en plus de Français, dont le pouvoir d'achat a grandement diminué ces dernières années, réclament plus de justice fiscale et se mobilisent chaque samedi, habillés de gilets jaunes, pour protester contre le mépris d'Emmanuel Macron. Un prêt qui passe mal alors que des vidéos diffusés sur internet présentent des vieillards faire les poubelles pour y trouver de quoi se nourrir. Il y a de l'argent en France, mais il semble plus commode de le consacrer à d'autres peuples qu'au peuple Français. C'est en substance ce que de nombreux Français estiment.

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