Nouveau record : 1070 milliars d'euros de prélèvements obligatoires en 2019

Avec Macron, la dépense publique a augmenté de 51 milliards en 2018. À l’aide de grand renfort de communication, le pouvoir affiche une satisfaction feinte et affirme que tout va beaucoup mieux. Pourtant le déficit abyssal de l’État ne cesse de se détériorer : 76 milliards d'euros en 2017, 83 milliards en 2018 et 98,7 milliards prévus en 2019.

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La satisfaction de témoigner
et de convaincre.

L’État dépense 30% de plus que ses recettes, qui sont pourtant considérables puisque les recettes fiscales représentent 50% du PIB. Les prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales) atteignent 1 057 milliards d’euros en 2018 et la prévision est 1 070 milliards pour l'année 2019. Par comparaison, en 2002, le montant des prélèvements contraints n’était que de 670 milliards. Pourtant des suppressions de postes de budgets pour un montant de l’ordre de 50 milliards sont réalisables sans contraindre à la bonne marche du pays. Les possibilités d’allègement sont tout aussi importantes dans les collectivités locales, à la Sécurité Sociale, toujours plus coûteuse pour un service de santé de moins en moins bon.

La France est aujourd'hui en tête des Etats de l'Union européenne pour l’ampleur des dépenses publiques. Avec un ratio de 57% du PIB en 2015, elle devance de très loin l'Allemagne dans ce domaine qui affichait un taux de 44% à la même époque. Une différence de 13 points qui inquiètent les économistes car, en 2002, cet écart n'était que de 5 points de PIB.

Selon les économistes de la Banque de France, le moindre dynamisme de la croissance du PIB par habitant en France sur la période 2002-2015 s’explique par la divergence du niveau de dépenses par rapport au PIB de chaque pays. Les dépenses publiques ont constamment été plus importantes dans l'Hexagone dans la santé, l'enseignement et la défense. L'écart entre les deux pays s'est accentué en raison des dépenses sociales et celles liées au logement. Les crédits d'impôts, inexistants en Allemagne, explique l'écart à hauteur de 1,5 point de PIB.

La Commission Européenne nous impose la réduction de nos déficits et de nos dépenses publiques

Au-delà, les choix de prise en charge de dépenses de santé et de retraite, soit par le secteur public, soit par le privé, sont à l'origine d'un écart de 2 points de PIB entre les deux pays. La politique du logement est supérieure de 1 point de PIB en France. Les conditions d'indemnisation du chômage durcies en Allemagne sont moitié moindres outre-Rhin. Les réformes menées en Allemagne dans les années 2000 ont abouti à une diminution de 1 point de PIB des dépenses publiques liées aux retraites entre 2002 et 2014, alors qu'elles ont progressé de 3 points de PIB en France.

Le gouvernement promet officiellement aux ménages 6 milliards de réductions d’impôts. Cependant, s'il baisse quelques impôts, il en augmente d’autres. Du côté des baisses, les Français peuvent se réjouir :

  • d'une suppression partielle de la taxe d’habitation pour 80% des Français (3,8 milliards d’euros)
  • d'une suppression de cotisations salariales (4 milliards d’euros)
  • d'une baisse de la CSG (300 millions d’euros)

Parmi les 3,1 milliards de hausses, nous trouvons notamment :

  • la fiscalité énergétique (1,9 milliard d’euros)
  • les paquets de cigarettes (400 millions d’euros) 
  • les restrictions du CITE (Crédit d’impôt pour la transition énergétique) (800 millions d’euros)
Il faut vraiment se poser la question de l’euro, voire de l’Union Européenne

Mais il y a aussi la suppression de presque 5 000 postes du secteur public dont 1 800 dans l’Éducation nationale. Pour autant, il ne faut pas omettre les 3,8 milliards d’économies demandés sur la santé.

Toutes les baisses sont annoncées d’un coup. Les hausses seront annoncées progressivement durant toute l’année.

Depuis Bruxelles, la Commission Européenne nous impose la réduction de nos déficits et de nos dépenses publiques. La France n’est plus maître de son destin car elle n’a plus de pouvoir sur son budget, ses dépenses et sa création de monnaie. Sans banque nationale, il ne peut y avoir aucune indépendance budgétaire. Alors il est à craindre que nous allons droit dans le mur. Malheureusement, la prise de pouvoir de Emmanuel Macron n’a fait qu'aggraver, pour l’instant, la course désastreuse des finances publiques françaises. Il faut vraiment se poser la question de l’euro, voire de l’Union Européenne.

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