Quand la gestion du pays se résume à l’endettement systémique

La situation économique et budgétaire actuelle de la France, avec des taux d'intérêt qui flirtent avec le zéro, est la conséquence de l’énormité de la masse monétaire qui circule au niveau mondiale. En fait, il y a tellement d’argent qui circule qu'il finit par ne plus rien valoir. Cela favorise la politique budgétaire basée sur l’endettement.

PUB ARTICLE - DEVENEZ AUTEUR

Devenez auteur.
Devenez weborateur.
LE WEBORATEUR est un média participatif. Connectez-vous et proposez vos articles à la rédaction. Ils pourront être publiés dans le Journal.

Pour l'instant, la dette n'entraîne aucun coût de financement par des augmentations d'impôts. Ainsi il n’est même pas certain, dans ces circonstances, de prévoir une compensation budgétaire à moyen terme, et le besoin de stabiliser la dette devient en apparence moins crucial. Le pouvoir trouve toujours de bonnes raisons pour justifier un déficit budgétaire. Le vieillissement démographique, la contraction des revenus et l'excédent d'épargne mettent les taux d'intérêt sous une forte pression baissière, aidés en cela par une croissance économique à peine supérieur à zéro. A court terme, cela favorise la consommation et soutient l’économie.

Le problème de la dette est incommensurable

Mais l'impact de la dette souveraine sur la capacité d'action de l'État a une forte incidence sur l'avenir, dans la mesure où la dette publique ne peut pas croître indéfiniment plus rapidement que le produit national brut (PIB). Au-delà de toutes autres explications et justifications fallacieuses, entendues ou lues à longueur de temps, le taux d’endettement, le montant du déficit sur le PIB et le taux de la croissance économique sont les trois paramètres qui expliquent l’état dans lequel se trouve la France. En 2019, le déficit public devrait s'élever à 3% du PIB en 2019, la dette à environ 2 250 milliards pour un PIB de 2 250. Très grossièrement, il faudrait, avec une croissance aussi faible que celle prévue en 2019, un siècle pour rembourser la dette en y consacrant 1% (22 milliards) du PIB chaque année, et évidemment en cessant toute endettement supplémentaire, c’est-à-dire en aillant un budget au minimum à l’équilibre. Le problème de la dette est incommensurable.

La dette publique a une dimension politico-économique. Le besoin, sinon la nécessité, d’assurer un budget équilibré sur le long terme est incontesté mais aucune véritable mesure concrète n’est prise pour maintenir l’équilibre budgétaire. Ce sont les intérêts immédiats exposés aux influences politiques et à la démagogie comme vertu du pouvoir qui, chaque année, permettent de s'écarter de l'objectif d'équilibre budgétaire.

La dette est l'expression du déficit budgétaire

Les déficits et l'augmentation du niveau de la dette publique sont dus à l'asymétrie entre les recettes et les dépenses. Pendant longtemps, dans les pays développés, l’augmentation du niveau d'endettement et la solvabilité des Etats souverains n'était pas mises en cause. Mais depuis la crise de la dette grecque, la défaillance souveraine a réveillé la tolérance des créanciers. De nouveau le concept de politique budgétaire prévoit de réduire la dette.

La dette est l'expression du déficit budgétaire. Tout budget déficitaire crée de la dette (ou des impôts) alors que tout excédent budgétaire rembourse la dette (ou baisse les impôts). Les dettes deviennent des problèmes lorsque les marchés ne croient plus à la solvabilité ou à la volonté d’équilibrer les recettes fiscales aux dépenses de l’Etat. Les effets économiques et politiques d’une défaillance financière sont toujours considérables, avec des conséquences sociales extrêmes.

C’est pourquoi, dorénavant, le sujet le plus fondamental réside dans la volonté d’avoir un budget public équilibré, car il fournit les fondations à toute bonne politique et à sa stabilité.

Devenez auteur, devenez weborateur !
Connectez-vous et proposez vos articles à la rédaction. Ils pourront être publiés dans le Journal.

Commentaires (0)

Proposer un article
Aucun commentaire publié pour l'instant. Soyez le premier !