Une époque propice à la manipulation de l’opinion

L'Occident a fondé son idéologie sur la démocratie. Dans ce régime politique, la culture de l'opinion permet de diffuser les droits des citoyens et de les défendre en insistant sur les "valeurs démocratiques". Cependant, l'opinion est aujourd'hui mise à mal et il semble difficile de trouver la vérité derrière les discours médiatiques.

PUB ARTICLE - DEVENEZ AUTEUR

LE WEBORATEUR est un média participatif. Connectez-vous pour commenter et proposer vos articles à la rédaction.

Dans notre époque, dite de progrès, les médias diffusent ce que le peuple doit penser, à coup de discours de grands "experts", auteurs, philosophes, universitaires, etc. Cette formidable diffusion médiatique utilise les intellectuels pour justifier des opérations politiques, économiques, sociétales, voire militaires.

Les représentations, les discours et les verbiages assénées en permanence entre deux publicités ont besoin du regard critique, nécessaire à toute réalité, à partir de différents points de vue, pour comprendre, déconstruire et mettre à l'épreuve les pensées contradictoires. Le débat et la contradiction ont pour but de faire exploser des significations communément acceptées qui constituent l’essence de la pensée unique transformée en réalité substantielle. Toute l’Histoire récente montre à quel point le système actuel, au-delà du mythe libertaire, est à la limite des systèmes totalitaires, jusqu'à être indiscernable dans certaines circonstances historiques.

Un des exemples significatifs est fourni par l'extermination d'un million d'Allemands, selon les estimations actuelles, perpétrée dans les camps alliés de 1945 à 1947. Ce fait historique est considérée comme un sujet tabou. L'accès aux archives demeure toujours refusé. La mort de ces prisonniers a été décrétée par le pouvoir technocratique de l'époque s'octroyant le droit de décider qui doit vivre et qui doit mourir. Ainsi, les Alliés ont répété le même mode de fonctionnement qu'ils contestaient aux Allemands.

Un tel massacre est un moyen de se venger. C'est aussi l'instrument avec lequel des individus au pouvoir ont décidé de libérer l'Europe, en la voyant en tant que colonie à dominer par la conception hégémonique du dollar. C'est pourquoi toutes les études sur ces sujets d’après guerre 39-45 rencontrent, par les historiens, d'innombrables difficultés pour obtenir les sources, le plus souvent classifiées.

La volonté de résistance à la manipulation de l’opinion a commencé avec les réseaux sociaux

Il est opportun de souligner le silence des universitaires sur les crimes des Alliés, à l'exception de quelques rares exceptions, qui met en évidence l'action idéologique de l'éducation nationale et des universités. La volonté de résistance à la manipulation de l’opinion a commencé avec les réseaux sociaux et peut s’accroître de plusieurs manières, mais l'une des principales est de mettre systématiquement en doute les reconstructions scéniques de l'histoire et à résister aux discours uniformes. Il est également possible de constater l'émergence de médias alternatifs et de tous bords politiques, comme Valeurs actuelles, Atlantico, Causeur, Médiapart, qui tentent de bouleverser la bien-pensance pour aller plus loin dans la recherche de la vérité, même dérangeante, en laissant émerger la contradiction.

Dans l'exemple suivant, concernant les conflits en Libye ou en Syrie, les informations provenant de médias occidentaux sont imprégnées d’une odeur de suspicion compréhensible, après l’expérience des discours rabâchés qui prétendaient que l’Irak possédait des armes de destruction massive, qui n’ont évidemment jamais existé, pour justifier une intervention militaire.

De même après un référendum organisé par le Royaume-Uni, le peuple britannique a voté majoritairement pour une séparation avec l’Union européenne. Ce résultat a créé la sidération de nos journalistes, experts et bien penseurs, et a donné l'occasion d'un déferlement de milliers d'articles ou d'émissions, de débats, sur tous les supports médiatiques imaginables, pour expliquer l'anomalie de cette réponse forcement erronée. Dés le lendemain du vote, la désinformation a commencé et, d’une seule voix, le vote populaire a été remis en cause. Durant trois ans, la pensée unique a exigé un nouveau référendum, certaine que le peuple britannique ne voulait pas vraiment de Brexit, mais avait voulu exprimer un simple avertissement à l'UE. Le deuxième vote a définitivement envoyé les manipulateurs à la pêche aux moules. Le Brexit s’est inscrit dans l’histoire comme étant le préambule à l’éclatement de l'UE.

C’est la même idéologie qui transpire lorsqu'il s’agit de sujets liés à l’immigration clandestine, à l’islamisation galopante, à l’insécurité dont la croissance est alarmante, au communautarisme inquiétant, et qui font la une des journaux quand l’événement est trop grave pour être camouflé, ce qui est le cas la plupart du temps. Ainsi un graffiti sur une Mosquée peut générer des heures de palabres, alors que les églises vandalisées à tour de bras n’entraînent quasiment jamais la moindre information.

À l'ostracisme et aux nouvelles formes de censure, il est nécessaire de mettre en doute la construction historique qui, ces dernières années, est devenue partie intégrante de la société libérale. Il convient d'opposer la vérité pour sortir de la logique génocidaire dans laquelle nous sommes plongés.

Devenez auteur, devenez weborateur !
Connectez-vous et proposez vos articles à la rédaction. Ils pourront être publiés dans le Journal.

Commentaires (0)

Proposer un article
Aucun commentaire publié pour l'instant. Soyez le premier !