Emmanuel Macron

Les semaines défilent depuis que l’appel à la grève a été initié par presque tous les syndicats opposés à la réforme des retraites. Aucune réelle perspective de sortie de crise à court terme ne pointe son nez. La France a la réputation de toujours s’opposer aux réformes sociales, mais il est possible que dans ce projet imposé par Emmanuel Macron, la réaction syndicale soit justifiée.

Après la mort du général iranien Soleimani, Donald Trump a remonté l’ancestral conflit existant entre les Etats-Unis et l’Iran des Mollahs à un nouveau niveau d'escalade qui inquiète l’ensemble des pays du Moyen-Orient. Le monde a retenu son souffle alors que l'Union européenne a été particulièrement inexistante.

En 2017, tous les Français ont pu vivre un moment médiatique hallucinant durant lequel les liens entre l’oligarchie, la presse et le monde politique ont été synchronisés de façon parfaite pour permettre le sacre d’Emmanuel Macron. Élu grâce à des circonstances très particulières, le jeune Président fait preuve d’un manque d’expérience politique sidérant et d’une rigidité déconcertante.

A l’occasion de ses traditionnels vœux aux Français, le Président de la République a annoncé, sans surprise, que la réforme des retraites "sera menée à son terme". Emmanuel Macron reste indifférent à ce qui se passe dans la rue. 2020 débutera sans aucun doute comme 2019 s’est terminée : par des grèves.

Cette fin d’année se déroule dans une ambiance inquiétante à l’image d’une France fatiguée et sur les nerfs et d’une Union européenne qui affaiblit sa population par une misère grandissante et une précarité contagieuse.

Les manifestations sont une réponse à la peur de perdre des droits historiques, obtenus par la lutte et mis en cause aujourd’hui pour suivre respectueusement les diktats de Bruxelles. L'aggravation des inégalités ravive une opposition de classe qui sape le terrain du consentement à l'Union européenne.

Une forte odeur de pollution se dégage de notre démocratie. Il semble que des éléments toxiques soient créés par une politique démagogique et pétrie d’amateurisme. Le mécontentement populaire s’étend au delà des frontières de la France et commence à envahir les pays européens. C’est le moment de s'interroger sur le malaise ambiant et les ruses du système mondialiste pour camoufler les problèmes des classes populaires.

La réforme des retraites ne laissent personne indifférent. Emmanuel Macron a fait les premières foulées sur une route qui risque de le conduire vers un suicide politique, mais en allant jusqu'au bout de sa mission néolibérale, il pourrait conserver la confiance de ses créateurs pour son courage.

Emmanuel Macron affirme que le principal enjeu du nouveau système de retraite français se résume à la lutte contre les inégalités sociales. Une réforme synonyme de progrès et de justice sociale... qu'il tente d'imposer par la force. Tout ne se passe pas comme il souhaite, bien au contraire.

Les grèves contre la réforme des retraites se poursuivent en France et un possible retour des Gilets jaunes est envisagé par un pouvoir aux aguets. Pourtant, il n'y a jamais eu de réelle envie d’écouter les corps intermédiaires et le peuple chez le Président Macron.

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Les difficultés d'Emmanuel Macron, sur la scène nationale comme sur celle des affaires internationales, sont dues à une multiplicité de facteurs contingents ou structurels, auxquels il faut ajouter un amateurisme surprenant dans l’exercice du pouvoir. L’'incapacité de l'ancien élève de l’ENA à comprendre qu'il devrait exercer sa fonction de Président de la République à l’image d’un monarque, comme le fit en son temps Charles de Gaulle, est un signe évident de sa méconnaissance de l’histoire de son pays, de ses institutions, de son peuple. L'incompétence de Macron affaiblit la France chaque jour davantage.

La grève du 5 décembre a tenu ses promesses en étant suivie par plus de 70% des salariés du secteur public. Comme toujours, les chiffres obtenus pour évaluer le nombre de manifestants présents varie du simple au quintuple. De nombreux Gilets jaunes, des syndicalistes, ainsi que des représentants de petites entreprises et du secteur libéral tels que les avocats, se sont rassemblés dans toutes les villes de France, pour participer à la grève générale de protestation contre le projet de réforme des retraites.

Les dirigeants européens savent parfaitement que les nouveaux systèmes de défense nécessitent du temps pour créer des possibilités réelles de coopération pour former une force militaire de défense et d’intervention sérieuse. C'est une chose de traquer les terroristes dans le désert et une autre de former des soldats maliens. C’est pourquoi la précipitation dont Emmanuel Macron a fait preuve pour critiquer sans retenue la gestion de l'OTAN pourrait nuire aux intérêts même de l’Europe.

A Bruxelles, les partisans de l’élargissement de l’Union européenne, pétris de leur idéologie libérale, ont exprimé de vives critiques à l’encontre des pays hostiles à toute nouvelle démarche d’adhésion à l’UE. Macron a sans doute raison d’avoir des craintes sur de possibles nouvelles adhésions en Europe.

Les citoyens des zones dites périphériques, ceux des territoires ruraux et les habitants des villes ont été dissociés. En ce début du troisième millénaire, face aux dérives de la mondialisation débridée, les bases de la citoyenneté politique et des nouvelles conditions de vie de chaque citoyen sont ébranlés.

Le Président français vient d’inviter les dirigeants européens à tenir compte des récentes décisions de Donald Trump concernant le désengagement des forces militaires américaines encore présentes au Moyen-Orient. Adepte des prises de position intéressées, Macron a aussi considéré qu’il était grand temps que l’Europe prenne son destin en mains en devenant une puissance politique et militaire.

Emmanuel Macron a fait un pas significatif vers une politique droitière qui risque de ne pas convaincre les électeurs de droite tout en perdant ceux de gauche. En voulant contrecarrer les plans de Marine Le Pen, le Président français s'est lancé dans un pari difficile à tenir et contraire à ses idées mondialistes.

Le président français se rendra en Chine lundi où il devrait passer 48 heures avec en tête l’intention de discuter de l'alliance commercial entre les Etats-Unis et la Chine. En effet, les dirigeants européens craignent de plus en plus une augmentation des taxes sur les produits importés hors d'Europe.

L’art du débat et de la communication dont fait preuve le président français ne remplace pas le manque d’autorité concrète à poser les bonnes questions et établir d'efficients diagnostics pour annoncer les vrais problèmes de la France actuelle.

Une fois n’est pas coutume, le sommet de Biarritz n'a pas été la catastrophe attendue. Donald Trump s’est montré calme et ouvert aux dialogues et à même approuvé les efforts de médiation du président français avec l'Iran, en avançant une perspective de rencontres avec le président iranien. Le "colonialiste" Macron et le "grossier" Bolsonaro ont offert à l'assemblée une scène de ménage qui a réussi à faire oublié les vrais enjeux du sommet.

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Après la loi "anti-casseurs", permettant d’interdire individuellement à des citoyens de circuler librement et d’user de leur droit de manifestation, et la loi "anti-fake news", destinée à empêcher toute véhémence ou contradiction de fond en attaquant les informations qui ne conviennent pas au pouvoir en place, c'est maintenant la loi "contre la haine sur internet" qui va être votée par les parlementaires. L'atteinte aux libertés se propage dangereusement, avec la complaisance des juges et des médias.

Lors d'une interview accordée au Financial Times, Vladimir Poutine a déclaré que le libéralisme était "devenu obsolète". Selon le président russe, une écrasante majorité de la population s'opposerait maintenant aux idées libérales sur les réfugiés, c'est-à-dire à l'immigration de masse qui touche l'Europe à cause des valeurs libérales de l'Union européenne. Déjà certaines puissances occidentales ont admis en privé que le multiculturalisme n'était plus tenable.

Les Gilets jaunes ont baissé pavillon. Ils ne se sont pas détruits eux-mêmes mais ont été démembrés, pelés, hachés, coupés, roulés, aplatis, privés d’œil, battus, pilonnés, poignardés, pour finir totalement broyés par l’appareil de l'État français. Le mouvement pourra-t-il renaître ?

Le président de la République, ayant compris la souffrance et le mécontentement du peuple, se dit déterminé à réintroduire de l'humanité et de la proximité dans sa nouvelle relation avec les Français. Pourtant, beaucoup ne croient plus en ses discours et ses promesses.

Critiqué pour ses dépenses somptueuses, le ministre d'Etat chargé de la Transition écologique a finalement démissionné. Numéro deux du pouvoir exécutif d'Emmanuel Macron, il devait piloter le virage écologique du gouvernement français. Tout a changé pour lui en moins d'une semaine. Voilà que l'homme politique au sommet du pouvoir est tombé en disgrâce sur le parvis de son ministère.

L’équipe algérienne est qualifiée pour les demi-finales de la Coupe d'Afrique des nations (CAN). Pour l’occasion, des milliers de supporters des Fennecs se sont réunis sur les Champs-Elysées, et dans plusieurs villes de France. Comme lors de la qualification pour les demi-finales, les scènes de liesse se sont vites transformées en échauffourées. Pourquoi un tel laxisme de l’exécutif ?

Des négociations ont lieu à Paris et Berlin, Osaka et Bruxelles. Jean-Claude Juncker en rigole en attente de son départ après le dernier sommet à Bruxelles. Les dirigeants de l'Union européenne (UE) ont échoué dans leur tentative de trouver les successeurs des hauts responsables politiques. Pas si facile de s'entendre au plus haut niveau de l'UE...

Le problème majeur de l'Union européenne n'est pas dû aux supers pouvoirs de ses dirigeants, ni à Donald Trump qui s'évertue à attaquer l’euro et l’UE. Ce n'est pas la Chine de Xi Jinping et sa Route de la soie, ni davantage la Russie de l'euro-sceptique Vladimir Poutine. Le vrai problème de l'Union européenne, c'est l'Europe elle-même.

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Être le président de la République n’est pas aussi évident qu'Emmanuel Macron le croyait. Il commence à peine de s'en rendre compte. Malgré ses promesses électorales qui s'annonçaient solides pour "changer la France", les envies de changement se sont complètement dissoutes dans la lourdeur des étages de la bureaucratie, dans les petits détails tant aimés de l'administration et les compromis politiques dont la médiocrité ne cesse de grandir.

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Lors de la cérémonie du jour du débarquement des forces alliées en Normandie, Emmanuel Macron a tenu à rappeler à Donald Trump l'importance de l'Union européenne et de l'OTAN, afin de le ramener à de meilleurs sentiments, en vain.

Les responsables du Royaume-Uni sont persuadés que le Brexit s'oriente inéluctablement vers une absence d'accord entre eux et l'Union européenne. La situation est devenu le problème de tous, en Grande-Bretagne et dans le reste de l'Europe.

Les députés du centre droit, récemment élus, sont persuadés que le groupe soutenu par le Président français rejoindra la coalition et revendiquera un poste de haut niveau ou restera isolé. Ce groupe centriste qui a longtemps gouverné à Bruxelles peut conserver le pouvoir en transformant la lutte pour les postes les plus importants de l'UE en une compétition entre la chancelière allemande Angela Merkel et Emmanuel Macron.

Un an après la tenue des négociations d'adhésion à l'Union européenne, où il avait été déclaré que les deux pays des Balkans pourraient obtenir le feu vert en juin 2019, s'ils franchissaient les problèmes qui les handicapaient, il s'avère que l'Albanie et la Macédoine du Nord sont confrontées à une attente plus longue que prévue.

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Les élections européennes n'ont pas mis fin à l’arnaque dont les électeurs de droite sont victimes depuis deux ans. Pour cela, il aurait fallu qu'ils comprennent que Emmanuel Macron est leur pire adversaire. Si le président français a perdu son duel avec Marine Le Pen, il n'en demeure pas moins que le macronisme est dorénavant une force qui compte dans le spectre politique.

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L'État français, qui s’achemine vers les 100 % de sa dette publique par rapport à son PIB, est très mal venu pour prétendre souhaiter "refonder l’Europe". Il semble que jamais auparavant la France n'avait créé une telle distance avec la plupart des autres dirigeants européens. Il est indéniable que les Allemands continueront d'ignorer les demandes réitérées d'Emmanuel Macron de parachever la zone euro et d'en protéger les membres contre une prochaine crise financière.

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Les partis européistes se dispersent dans toute l'Europe, jouant la carte des "bons progressistes" face aux "dangereux europhobes nationalistes", et continuant à promettre monts et merveilles aux citoyens, alors que l'Union européenne connait une crise constante depuis plusieurs années, sans apporter de réponses.

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Emmanuel Macron ne s’adresse qu’à ceux qui pensent comme lui et qui partagent sa vision du monde. Le "en même temps" est devenu une excuse à toute réflexion sans conviction, une justification de l'entre-soi. Les Gilets jaunes ont révélé la stratégie de mépris, de diabolisation et d’isolement de ceux qui ne sont pas macro-compatibles.

Lors du sommet européen tenu en Roumanie, le Président de la république a déclaré assumer la vente d'armes à l'Arabie saoudite. Même si ces actions militantes ne feraient que retarder l'inévitable transaction, plusieurs associations ont déposé un référé au tribunal administratif de Paris pour annuler la livraison dans le port du Havre.

Le président de la République promet de s’engager dans une lutte déterminée contre l’islam politique. Ses envolées lyriques comme preuve d’actes futurs ne sont que fumée envoyée vers les Français qui ont déjà entendu pareilles rengaines sans lendemain.

Rien de surprenant quand on connait le parcours de l'ancien ministre de l’Économie de François Hollande. Macron semble être un adepte de la grande braderie publique. Ces temps-ci, les envies de vendre des biens de l'Etat français sont légions. Un symptôme du manque de maîtrise des comptes publics.

Comme lors des dernières élections présidentielles, Emmanuel Macron joue la carte de la morale pour les européennes, une carte qui lui avait porté chance quand ses adversaires politiques, notamment le mis en examen François Fillon, n'avaient pas su respecter la morale qu'ils exprimaient pourtant publiquement depuis des années.

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Qu'ils soient représentants de la majorité gouvernementale ou d'une grande partie de l'opposition ou des journalistes, ils sont de plus en plus nombreux à s'exaspérer du mouvement populaire qui occupe les rues des villes françaises tous les samedis depuis plus de cinq mois déjà.

Les difficultés qui ont gâché les douze derniers mois du mandat présidentiel ont sérieusement terni l'image d'Emmanuel Macron aux yeux des dirigeants étrangers. La France se retrouve isolée dans l'Union européenne et semble de plus en plus ignorée dans le monde entier. Le Président compte sur les prochaines élections européennes pour reprendre la main.

La "démocrature" est un mélange de "dictature" et de "démocratie", un système qui permet aux citoyens de voter et au Président de pratiquer un totalitarisme doux.

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Aucun libéral occidental n'objecterait que l'élection de Donald Trump était un désastre pour la société américaine, alors que l'élection d'Emmanuel Macron a été un triomphe pour la société française. En fait, c'est le contraire qui se constate, aussi hérétique que cela puisse paraître.

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Emmanuel Macron mène une politique impuissante en période de fortes tensions sociales. Il réagit à l'incorporation d'une politique schématique et dépassée sur la crise illustrée par les Gilets jaunes. Macron n'écoute pas. Il ne comprend que ce qu'il veut comprendre. Il n'est pas le seul, mais il est Président français.

Emmanuel Macron a osé s'adresser aux Européens à travers une lettre publiée en 24 langues. Quelques semaines après, le constat d'échec est amère. En réponse, le chef de file de La France insoumise a publié une tribune pour donner sa vision des choses, élargissant le fossé avec le Président français.

Le Président français a été élu grâce à toutes les forces dites "mondialistes" et "multiculturalistes" qui détiennent, en France, tous les pouvoir, en particulier les médias télévisés et une très grande partie de la presse écrite. Son programme favorable "aux premiers de cordé" a comme visée suprême d'avancer toujours plus vers le "fédéralisme européen".

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Si le Premier ministre Édouard Philippe a pris soin d'intervenir au congrès de l’Association des Maires de France (AMF), le vrai spectacle était prévu à l’Élysée. Emmanuel Macron y a fait salle comble.

Alors qu’il avait promis de respecter les règles budgétaires européennes, Macron a échoué. La France a été priée par la Commission européenne de Pierre Moscovici de bien vouloir revoir ses budgets. Devant les journalistes, tous les stratèges de l'UE, en charge de contraindre les Etats européens, font la grimace des mauvais jours.

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