Union Européenne

L'année 2019 a été marquée par de nombreux événements qui ont chamboulé la société, comme le mouvement des Gilets jaune ou la mobilisation contre la réforme des retraites. Ce que les médias ont moins mis en lumière, c'est que la Turquie s’est de plus en plus affirmée sur la scène internationale, principalement au Moyen-Orient. Cela pourrait avoir des conséquences dans les prochaines années.

D'après le traité européen, "l'Etat assure l'équilibre entre les recettes et les dépenses de son budget, en tenant compte des phases défavorables et favorables du cycle économique". En clair, le déficit du secteur public ne devrait pas exister, en particulier dans les périodes normales de l’économie européenne.

Pendant des mois, le matraquage médiatique fut quotidien pour prétendre que le ralentissement de l'économie de la zone euro était dû à la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, comme auparavant aux conséquences de la crise des "subprimes". Maintenant, il faut s'attendre à ce que ce soit à cause du Moyen-Orient. Dans tous les cas, ce sont les peuples qui trinquent.

Après la mort du général iranien Soleimani, Donald Trump a remonté l’ancestral conflit existant entre les Etats-Unis et l’Iran des Mollahs à un nouveau niveau d'escalade qui inquiète l’ensemble des pays du Moyen-Orient. Le monde a retenu son souffle alors que l'Union européenne a été particulièrement inexistante.

Cette fin d’année se déroule dans une ambiance inquiétante à l’image d’une France fatiguée et sur les nerfs et d’une Union européenne qui affaiblit sa population par une misère grandissante et une précarité contagieuse.

Les manifestations sont une réponse à la peur de perdre des droits historiques, obtenus par la lutte et mis en cause aujourd’hui pour suivre respectueusement les diktats de Bruxelles. L'aggravation des inégalités ravive une opposition de classe qui sape le terrain du consentement à l'Union européenne.

L’aventure européenne s’avère médiocre, hormis pour une Allemagne dominatrice. La France est une force défaillante qui réussit l'exploit de concentrer sur le dos du peuple tous les désagréments d'une Union européenne incapable de défendre sa population.

La réforme des retraites ne laissent personne indifférent. Emmanuel Macron a fait les premières foulées sur une route qui risque de le conduire vers un suicide politique, mais en allant jusqu'au bout de sa mission néolibérale, il pourrait conserver la confiance de ses créateurs pour son courage.

Les britanniques ont ressenti l’irrésistible besoin de surpasser leurs peurs en résistant au déploiement de forces de tout l’Establishment européen déterminé à les convaincre de rester sous la tutelle de l’Union européenne. Maintenant les choses sont claires. Ils ont récupéré le pouvoir d’agir à leur guise pour décider de leur destin.

Les élections britanniques d'hier ont déclaré le triomphe des conservateurs et l'effondrement du Labour de Corbyn. Pour les médias, c'est donc le camp du mal, celui des gens qui ne comprennent rien au profond désir des peuples, qui a finalement gagné.

L'Union européenne lance une réforme du Mécanisme européen de stabilité qui aura très probablement un impact désastreux pour les économies nationales des pays membres. Une négociation, commencée en 2018, a donné naissance à un délire collectif aux conséquences financières immédiates dès l'adoption de la nouvelle législation.

Les dirigeants européens savent parfaitement que les nouveaux systèmes de défense nécessitent du temps pour créer des possibilités réelles de coopération pour former une force militaire de défense et d’intervention sérieuse. C'est une chose de traquer les terroristes dans le désert et une autre de former des soldats maliens. C’est pourquoi la précipitation dont Emmanuel Macron a fait preuve pour critiquer sans retenue la gestion de l'OTAN pourrait nuire aux intérêts même de l’Europe.

L’Allemagne a ouvertement exprimé sa volonté de procéder à l’élargissement de l’Union européenne dans les Balkans occidentaux. Le réalisme allemand s'est heurté à la vision française, qui a un point de vue différent sur les avantages et les inconvénients d'un tel élargissement dans la poudrière des Balkans.

A Bruxelles, les partisans de l’élargissement de l’Union européenne, pétris de leur idéologie libérale, ont exprimé de vives critiques à l’encontre des pays hostiles à toute nouvelle démarche d’adhésion à l’UE. Macron a sans doute raison d’avoir des craintes sur de possibles nouvelles adhésions en Europe.

Les relations entre les États-Unis et la Turquie étaient fortement dégradées. Pour tenter d'apaiser les tensions, Donald Trump a invité Erdogan à trouver une solution, avec dans son champs de vision, l’Union européenne. En effet, les deux dirigeants se sont mis d'accord pour prendre des mesures coercitives de nature financière envers l’UE.

Lors des regroupements autour des ronds-points de France, de nombreux manifestants ont entonné "le pouvoir au peuple", un slogan entendu depuis l’Antiquité grecque et qui rythme de plus en plus les marches de revendication qui s'appuient en général sur le thème de la redistribution des richesses ou la contestation de décisions politiques.

Les changements périodiques des sociétés ne sont faciles à appréhender et à lire qu'après un certain délai, parfois important. Avec le temps et une étude plus globale des diverses modifications, les dates décisives, les décisions fondamentales, l’émergence des conséquences et le succès ou le naufrage des protagonistes collectifs apparaissent alors dans toutes leurs dimensions.

Le Président français vient d’inviter les dirigeants européens à tenir compte des récentes décisions de Donald Trump concernant le désengagement des forces militaires américaines encore présentes au Moyen-Orient. Adepte des prises de position intéressées, Macron a aussi considéré qu’il était grand temps que l’Europe prenne son destin en mains en devenant une puissance politique et militaire.

Le récent discours prononcé par la ministre allemande de la Défense nationale, Annegret Kramp-Karrenbauer, n’a pas eu l’écho qu’il aurait dû provoquer dans les médias européens et surtout français. Déterminée à défier la Russie et la Chine, elle propose pourtant une importante militarisation de l'Allemagne.

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Toutes les difficultés que connait la France, de l’insécurité au chômage, en passant par la santé, l’éducation, la justice et tant d’autres domaines, sont liées directement aux choix des dirigeants français des trente dernières années. Un des facteurs majeurs, et sans doute le plus important, de toutes les difficultés actuelles en France comme en Europe est la monnaie unique à l’origine de la chute réelle des salaires de toutes les classes moyennes et basses.

Dans une "Tribune" publiée par le journal Financial Times, le Gouverneur de la Banque centrale de Hongrie Gyorgy Matolcsy a admis que "l’euro était une erreur", invitant à réécrire le traité de Maastricht. 

Bien qu’elle ait mené une brillante carrière en tant que ministre des Finances en France puis chef du Fonds monétaire international (FMI), elle n’a jamais dirigé une banque centrale ni même suivi une formation d’économiste. Son succès à la tête de la Banque centrale européenne (BCE) dépendra de sa capacité à surmonter les obstacles constitués par des décideurs politiques agressifs.

Il est temps de comprendre le malaise populaire qui se traduit dans les urnes et les sondages partout en Europe en prenant des directions politiques de forme souverainiste et nationaliste comme récemment en Allemagne (l'AfD), en Italie (La Ligue), en France (le Rassemblement national), en Pologne, en Hongrie, etc.

La bataille entre les géants économiques que sont l'Union européenne, la Chine et les Etats-Unis a pris un nouveau tournant avec l'annonce de Donald Trump concernant la taxation à hauteur de 7,5 milliards de dollars les importations européennes. Le modèle économique tel qu’il est réalisé et imposé par la mondialisation se révèle, chaque jour un peu plus, intenable et nécessite de trouver une correction drastique, à brève échéance, pour se défaire du risque ou de la certitude de faire dérailler le train de l’économie mondiale.

Nous vivons un paradoxe d'une France qui, sous prétexte de laïcité, nie le christianisme tout en tolérant les musulmans les plus radicaux, tels les salafistes et les frères musulmans. Murés dans leurs préjugés sur la mixité, les dirigeants européens ont favorisé l’immigration et n’ont pas vu enfler en celle-ci l’islamisation conquérante.

Il y a vingt ans, l'économie allemande stagnait. Aujourd’hui, alors que la crise de la zone euro s’aggrave, elle maintient l’Europe à flot. A quel prix ? L’Allemagne ne gouverne pas l'Europe mais impose sa monnaie, le Mark, nommé aujourd’hui Euro. La folie d’avoir mis en place la zone euro a donné naissance à un monstre politique : une Europe allemande.

Issu du grec demos (peuple) et kratos (pouvoir), le mot "démocratie" signifie littéralement que le pouvoir est une émanation du peuple, par le peuple et pour le peuple. Cette définition n'est ignorée de personne et pourtant les élites, qui s'évertuent à longueur de temps à nous rabâcher le propos, sont toujours prêts à en fouler le sens, voire à ignorer ses aspects concrets.

L'Union européenne doit impérativement construire un avenir durable reposant sur quatre piliers : un programme ambitieux, une focalisation sur les résultats, une réforme des institutions de l'UE et un regain d'intérêt pour les valeurs européennes.

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La faiblesse de l’UE face aux inégalités, qui ne cessent de s'amplifier à cause de la mondialisation, est dramatique. Le malaise européen est essentiellement attribué à l'économie et plus précisément au caractère incomplet du système de la monnaie unique européenne. Pourtant, la cause du malaise est purement politique.

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La zone euro vacille, l'Allemagne plonge. Le déclin continu démontré par les récents rapports sur la zone euro enlève aux plus optimistes des europhiles tout espoir de reprise au second semestre. Une catastrophe, bien camouflée par les médias.

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Comme le montrent les données les plus récentes, la crise de l'euro n'est pas résolue et certains pays souffrent plus que d'autres du fait de la monnaie unique. Pourtant, les propositions de réforme de la zone euro, avancées récemment, en particulier par la partie franco-allemande, alimentent la structure européenne telle qu'elle est actuellement.

Lors de sa conférence, la chancelière s'est vantée de sa solidité, physique et politique, au-delà des spéculations sur son état de santé, et s'est montrée ravie de l'élection d'Ursula Von Der Leyen qui a obtenu le poste de président de la Commission Européenne (CE). Annegret Kramp-Karrenbauer (AKK), la patronne du CDU, va donc hérité du poste de ministre de la Défense, laissé vacant. La dauphine d’Angela Merkel profite du soutien et de l'autorité de la chancelière. Beaucoup considère que son incorporation au gouvernement devrait la pousser à lui succéder.

Des négociations ont lieu à Paris et Berlin, Osaka et Bruxelles. Jean-Claude Juncker en rigole en attente de son départ après le dernier sommet à Bruxelles. Les dirigeants de l'Union européenne (UE) ont échoué dans leur tentative de trouver les successeurs des hauts responsables politiques. Pas si facile de s'entendre au plus haut niveau de l'UE...

Le problème majeur de l'Union européenne n'est pas dû aux supers pouvoirs de ses dirigeants, ni à Donald Trump qui s'évertue à attaquer l’euro et l’UE. Ce n'est pas la Chine de Xi Jinping et sa Route de la soie, ni davantage la Russie de l'euro-sceptique Vladimir Poutine. Le vrai problème de l'Union européenne, c'est l'Europe elle-même.

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Après l'escalade verbale entre les Etats-Unis et l'Iran, les premières bombes ont été sur le point d'être larguées. Le Président iranien Hassan Ruhani crie au scandale après avoir pris connaissance des nouvelles sanctions que Donald Trump a annoncé contre l'Iran.

L'Allemagne, notamment à travers la CDU et la CSU, s'en prend directement à la France en tentant d'utiliser ses partis pour confier à un de ses leaders, Manfred Weber, la première place dans l'Union européenne. Face aux démocrates-chrétiens allemands, Emmanuel Macron s'y oppose fermement.

Alors que les économies des 19 Etats membres de l'union monétaire ont des caractéristiques différentes, la Banque centrale européenne (BCE) définit régulièrement un taux d'intérêt unique pour l'ensemble de la zone euro. A croire que la politique de la BCE n'est pas destinée à assurer la prospérité de la zone euro.

L'UE doit mettre en place un véritable marché commun qui permettrait de donner aux entrepreneurs européens la liberté nécessaire pour innover et fournir de nouveaux services. Plusieurs pays ayant des réactions protectionnistes ont fait obstacle à cette absolue nécessité, en avançant le prétexte de la protection de leur marché local du travail.

Les responsables du Royaume-Uni sont persuadés que le Brexit s'oriente inéluctablement vers une absence d'accord entre eux et l'Union européenne. La situation est devenu le problème de tous, en Grande-Bretagne et dans le reste de l'Europe.

Les députés du centre droit, récemment élus, sont persuadés que le groupe soutenu par le Président français rejoindra la coalition et revendiquera un poste de haut niveau ou restera isolé. Ce groupe centriste qui a longtemps gouverné à Bruxelles peut conserver le pouvoir en transformant la lutte pour les postes les plus importants de l'UE en une compétition entre la chancelière allemande Angela Merkel et Emmanuel Macron.

Le Royaume-Uni a, depuis des siècles, montré son importance et sa prépondérance dans la politique étrangère de l'ensemble du vieux continent. Mais dans ce début de siècle plus rien n'est vraiment pareil dans la politique britannique, en particulier depuis le vote britannique, en 2016, pour quitter l'UE.

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Pour atteindre les objectifs climatiques qu'elle s'est fixés et adopter les mesures indispensables pour stopper puis inverser la courbe négative du climat, l'Union européenne doit prendre en compte les contraintes internationales et les relations existantes avec les autres pays du monde.

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Les élections européennes ne modifient pas l'Union européenne qui reste conforme à sa nature et à sa raison d’être en conservant sa doctrine philosophique et spirituelle. Etant par nature imperméable au vote populaire à l’état de scrutin, l’UE restera ou tombera seulement du fait de l'action des États-nations qui la composent ou d'un événement majeur, interne ou externe, qui en précipitera le dysfonctionnement.

Les élections européennes ont livré leur verdict. En France et ailleurs, sans grande surprise, la donne politique a évolué. Cependant l'impact économique, financier et monétaire de ce scrutin est très incertain pour l'Union européenne.

À la lumière des succès des partis verts et des souverainistes de droite aux élections européennes, les partis traditionnellement dominants doivent répondre à de nouveaux défis. Pour la première fois depuis le début des élections directes au Parlement européen en 1979, les partis traditionnels de centre-droit et de gauche perdent la majorité.

Un an après la tenue des négociations d'adhésion à l'Union européenne, où il avait été déclaré que les deux pays des Balkans pourraient obtenir le feu vert en juin 2019, s'ils franchissaient les problèmes qui les handicapaient, il s'avère que l'Albanie et la Macédoine du Nord sont confrontées à une attente plus longue que prévue.

La Commission européenne a recommandé une procédure de déficit excessif à l'encontre de l'Italie. En Italie, la Chambre des représentants a approuvé des moyen financiers spécifiques pour permettre aux autorités publiques de payer les fournisseurs et de prélever des taxes sur le crédit. Un nouveau pas vers la sortie de l'Euro.

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Les élections européennes n'ont pas mis fin à l’arnaque dont les électeurs de droite sont victimes depuis deux ans. Pour cela, il aurait fallu qu'ils comprennent que Emmanuel Macron est leur pire adversaire. Si le président français a perdu son duel avec Marine Le Pen, il n'en demeure pas moins que le macronisme est dorénavant une force qui compte dans le spectre politique.

Theresa May a finalement mis fin à son aventure gouvernementale après trois ans de guerre. Ce matin, devant le 10 Downing Street, elle a prononcé un discours déchirant dans lequel la Première ministre a annoncé sa démission pour le 7 juin. La course à la succession a déjà commencé.

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{Play} Dans l'Europe des grands monopoles, il y a de plus en plus de convergence entre européistes et souverainistes. La politique de la rigueur dans l'Union européenne sera respectée à la fois par les Européens et par les souverainistes.

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