LREM : un sondage crée la polémique chez les militants

Dans le cadre d'une étude sociologique sur les tendances idéologiques des partisans du mouvement présidentiel, un sondage présenté sous forme de questionnaire a été envoyé aux militants de La République en marche.

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Cette initiative soulève une broncha de la part des partis de gauche qui jugent tendancieuses les questions posées dans le document. L’étude, lancée le 8 juin, est menée et autofinancée par le "think tank" Terra Nova. Elle se fonde sur ce questionnaire envoyé à quelque 30 000 militants. 

Outre plusieurs points relatifs au parcours politique des adhérents ou à l'appréciation de l'action d'Emmanuel Macron, il est demandé aux militants LREM de se prononcer sur plusieurs affirmations, selon cinq nuances qui vont de "tout à fait en désaccord" à "tout à fait d'accord".

Des questions telles que :

  • Il y a trop d'immigrés en France
  • On ne se sent pas chez soi comme avant
  • L'Islam est une menace pour l'Occident
  • Les enfants d'immigrés nés en France sont des Français comme les autres

Le sénateur socialiste Rachid Temal a accusé LREM d'être un "parti sans colonne vertébrale idéologique qui renonce aux valeurs républicaines. Un questionnaire digne de l'extrême droite". Sa collègue de groupe à la Chambre haute, Marie-Noëlle Lienemann, a dénoncé un questionnaire "En marche vers les thèses de l'extrême droite, mais certainement pas La République en marche". Puis elle ajoute : "Macron, ce n'est plus et droite et droite mais, à ce rythme, et droite et extrême droite". Chez les Insoumis, Antoine Léaument, responsable de la communication numérique de Jean-Luc Mélenchon et de LFI s'est rendu sur le stand de tire pour envoyer dans un article "du Le Pen dans le texte".

Terra Nova a rappelé, dans un communiqué, que la convention de recherche, établie avec LREM, insiste sur l'autonomie scientifique du "think tank" dans la conduite de cette enquête :

"Les questions portant sur les valeurs et attitudes culturelles des enquêtés, dont certaines ont pu surprendre un public peu averti, sont en réalité très classiques dans ce genre d'exercice et ont déjà été posées dans de nombreuses autres enquêtes du même type... Contrairement à ce qui a pu être écrit, ces questions n'orientent nullement les réponses des enquêtés"

Christophe Castaner, le patron du mouvement présidentiel, a dénoncé dans un tweet "l'effet moutonnier" de ses contempteurs et "la police de la pensée" qui "s'applique aux enquêtes indépendantes de sociologie politique".

On peut ajouter que les réponses à ce questionnaire dépendront fortement de l'adresse du domicile de chaque militant.

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