Après 47 ans de bureaucratie sous l’UE, le Royaume-Uni respire un parfum de liberté

Après trois ans de déchirements, le Royaume-Uni a entamé une nouvelle vie hors de l'Union européenne et peut sereinement redéfinir sa place dans le monde. Même si des Britanniques ont encore plein d'incertitude concernant l'avenir, leur Premier ministre Boris Johnson voit dans l'après-Brexit un nouvel âge d'or pour son pays.

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Le Royaume-Uni entend négocier avec Bruxelles un accord de libre-échange bilatéral et n’acceptera pas que l’Union européenne contrevienne à sa liberté de fixer ses propres règles. Une période de transition permettra de continuer d’appliquer les règles européennes jusqu'à la fin de l’année 2020. C’est pendant ces quelques mois que Londres et Bruxelles ont prévu de négocier leur future relation.

Les mordus du projet européen, parfois fanatisés, ne se réjouissent probablement pas du divorce entre le Royaume-Uni et l’UE. Ceux pour qui l'Union Européenne est une religion ont essayé de faire croire à l’apocalypse que serait la sortie de la Grande-Bretagne, pour limiter les envies perceptibles de sortie de l’UE (ou de l’euro) d’autres populations européennes. Il semble que le psychodrame sur le Brexit ait déjà fait choux blanc.

Déjà lors de la campagne référendaires de 2016, le cataclysme économique d’un Brexit était annoncé de façon certaine par les partisans britanniques de l’UE. Les Français avaient également droit à une campagne médiatique et politique décrivant le Brexit comme étant la pire chose qui pouvait arriver au Royaume-Uni, une calamité telle que les Britanniques ne s’en relèveraient pas.

L’impact économique sera bien moins fort qu’annoncé

Pourtant quelques mois après le vote favorable au Brexit et devant l’absence d’impact économique à court terme, les opposants au Brexit ont calmé le jeu en affirmant que cela pénaliserait la croissance après la sortie effective de l’UE, en faisant valoir diverses études plus ou moins douteuses. Evidemment, le "machin" européen, comme l'appelait le général de Gaulle, n’en sort pas grandi, loin de là, et déjà tout porte à croire que l’impact économique sera bien moins fort qu’annoncé par certains.

Malgré la longue route, semée d'embûches, de menaces et de retours en arrière, la Grande-Bretagne, une île de 67 millions d'habitants classée parmi les premières puissances économiques mondiales, a réussi à sortir de l'UE. Les dirigeants européens qui ont cherché à faire croire que les difficultés de cette sortie seraient immenses ont juste fait preuve de suffisance et de bêtise. Quand à ceux qui subissaient les pressions des Européistes, ils ont fait preuve de persévérance et de réalisme. Il leur revient le mérite intellectuel d'avoir compris dans quel cadre ils agissaient. Ils ont été pris pour des fous ou des rêveurs, mais le 31 janvier 2020, la Grande-Bretagne a fini par larguer les amarres. En sortant de l’UE, Londres a gagné en liberté grâce à la volonté d’une majorité d’électeurs et à leurs dirigeants qui ont l’audace et le flair de choisir leur destin.

Les premières décisions de Boris Johnson n’ont pas tardé à arriver et semblent indiquer une détermination à agir de façon totalement détachée du carcan européen. Il est certain que Londres jouera sa partition dans tous les domaines, tant que cela sert son intérêt national, au-delà de conditions idéologiques. Le Premier ministre britannique vient, par exemple, de décider une augmentation du SMIC de 6,2% pour le faire passer au-dessus de celui de la France. Il a également décidé d’investir massivement dans la santé en prévoyant d’y injecter 34 milliards de plus par an pendant 3 ans. Sa décision de nationaliser de nouveau les autoroutes illustre davantage une stratégie jacobine ou gaullienne, ce qui pourrait retisser le lien entre la sortie de l’UE et la liberté d’agir du Royaume-Uni.

Les britanniques sont maintenant en position de force face à l’UE

Si le Royaume-Uni a montré qu’une nouvelle voie était possible, que retrouver l’avantage de la souveraineté était motivant et enthousiasmant, il faut rappeler que l’UE comporte déjà des territoires, en son sein, comme le Luxembourg et l’Irlande, qui sont des paradis fiscaux qui ne subissent aucune contrainte, ou presque, de la part de l’UE.

En fait, débarrassée du cadre inhibiteur de l’UE, Londres va simplement défendre ses intérêts. Les britanniques sont maintenant en position de force face à l’UE. Ils ont acheté pour 265 milliards d’euros de produits à l’UE qui, en retour, ne leur en achète que pour 172 milliards. Ce qui signifie que toute réduction des échanges serait au détriment de l’UE.

La Grande-Bretagne a de nombreux problèmes à résoudre, beaucoup de sans-abri, de grandes lacunes en matière de santé publique, des troubles mentaux en augmentation, des difficultés pour les gens à trouver un médecin, ou un dentiste. Les Britanniques veulent reprendre leur destin en mains étant persuadés que la vie après le Brexit sera plus douce dans leur pays, qui aura alors retrouvé sa souveraineté. En brisant les chaînes de 47 ans de bureaucratie sous l’UE, un sentiment de liberté se fait sentir. Il se pourrait bien qu'un souffle identique atteigne d'autres territoires du vieux continent, ce qui signifierait sans doute une fin programmée de l’UE.

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