Brexit : les Britanniques vous saluent bien

Les élections britanniques d'hier ont déclaré le triomphe des conservateurs et l'effondrement du Labour de Corbyn. Pour les médias, c'est donc le camp du mal, celui des gens qui ne comprennent rien au profond désir des peuples, qui a finalement gagné.

Les chiffres donnent une victoire écrasante à Boris Johnson et fournit une réponse claire aux manœuvres anti-démocratiques d’une Union européenne envoyée dans les cordes. L'électorat britannique a choisit de siffler définitivement la fin de la récréation. Les élites européistes doivent se faire une raison, le Brexit se fera. Les élections viennent de confirmer le choix du peuple britannique en offrant au Premier ministre Boris Johnson un mandat pour mener les dernières négociations qui signeront le divorce ente le Royaume-Uni et le conglomérat politico-commercial de Bruxelles. Boris a carte blanche pour entériner dès que possible l’acte de séparation avec l’aide d’un Parlement qui se fera un plaisir de le valider.

La soirée et une partie de la nuit ont capté toute l’attention du peuple de la perfide Albion. Beaucoup prédisaient, en la craignant, la victoire de Boris Johnson, mais personne ne lui voyait un tel succès. Surtout, personne n'envisageait une défaite aussi nette de Jeremy Corbyn. Le Premier ministre a réussi à récupérer l'électorat du centre-droit en exploitant judicieusement les erreurs de la gauche au sujet du Brexit. Corbyn a échoué dans sa tentative de charmer l’électorat en proposant un nouveau référendum sur la sortie de l'Union européenne.

Londres souhaite partir au plus tard le 31 janvier 2020

Le peuple britannique a envoyé un signal aux gouvernements, aux experts des plateaux médiatiques, et d’une façon générale, à "l’Establishment" qui, depuis un certain temps, ont acquis la fâcheuse habitude de choisir une attitude anti-démocratique en niant la volonté du peuple considérée accessoire. L’acharnement de certains à refuser les décisions populaires est inquiétant. La victoire de Johnson ou celle de Donald Trump aux États-Unis montrent que les électeurs ne suivent pas toujours les désirs des élites qui choisissent toujours et avant tout de défendre leurs propres intérêts.

La classe intellectuelle s’est éloignée de la vie du peuple et raisonne désormais loin de la réalité du terrain, oubliant que la société est devenue très complexe et de moins en moins facile à prévoir. Elle entonne, croit et répète, à longueur de temps, que Boris, Trump, ou tout pouvoir issu de votes populaires ne sont pas vraiment légitimes. Les dirigeant élus sont toujours légitimes jusqu’à une nouvelle élection. Johnson a simplement su répondre à ce que ses électeurs demandaient. L’attitude haineuse de l’UE, qui a tout fait pour casser la décision du peuple britannique, s’est terminée en farce. Maintenant Londres souhaite partir au plus tard le 31 janvier 2020.

L'Europe d'Ursula Von der Leyen n’est pas un modèle suffisamment captivant pour éviter le divorce. Les aspirations et les besoins des "gens d’en bas" sont très différents de ceux des élites. Le peuple britannique a compris que l’Union européenne est un gouffre financier, une imposture politique qui s’impose par le langage du politiquement correct. Les Britanniques ont préféré le soi-disant clown incapable de gouverner le Royaume-Uni plutôt que le représentant de l’Establishment.

Les peuples américains et britanniques ont choisi de changer de paradigme.

Ceux qui depuis des années divisent le monde en "populistes" et "non-populistes" ont échoué. Les peuples américains et britanniques ont choisi de changer de paradigme. C’est une vraie gifle portée aux européistes et aux mondialistes de tout poil. Coupable de la dévastation sociale et de la déculturation provoquée par le néolibéralisme, en particulier pour les questions culturelles, le mondialisme ne répond plus aux nécessités actuelles dont celles liées aux questions culturelles, économiques et écologiques. Il est temps d'établir une identité collective de la communauté nationale basée sur les valeurs fondamentales qui établissent l'ordre social, les règles de base de la coexistence civile et les relations sociales justes et apaisées. Toutes ces questions ont été mises en avant dans les thèmes du Brexit, les questions de la souveraineté nationale et des frontières ayant été prépondérantes.

Ce sont des questions auxquelles la gauche occidentale, y compris la gauche britannique, n'arrive pas à répondre, sinon en proposant des prétentions à coté de la plaque, loin des réalités vécues par les peuples. L’énergie déployée d’une classe élitiste et méprisante à abattre les frontières et pétrie de cosmopolitisme multiculturel et subjuguée par un fantasme européen conduit à la soumission de peuples qui ne rêvent désormais que de reprendre leurs destins en main.

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