Donald Trump veut stopper le virus "étranger" aux frontières

Pendant des semaines, le président américain a envoyé des signaux contradictoires sur la façon de traiter le Coronavirus. Cerné par les médias et son entourage, au cours des trois derniers jours, Trump a enfin pris conscience que la situation était bien plus grave que ce qu’il imaginait.

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Si le Coronavirus confirme sa propagation programmée, les sociétés risquent de retourner à l’aire de la calèche. Du moins, les populations du monde pourraient se retrouver à subir une période très difficile, le genre de périodes généralement vécues en temps de guerre. Nos nouvelles peurs reliées aux événements présents ne sont plus familières, et nous ne savons pas où elles nous mèneront.

Selon son humeur, Trump a comparé le virus Covid-19 à une grippe ordinaire, et le jour d’après, il a exprimé sa tendance à prendre des mesures drastiques. Selon un communiqué rapporté par la Maison Blanche mercredi après-midi, Donald Trump devait annoncer qu’il proposerait quelque chose de "grand". Finalement, le président américain, qui était accusé d'avoir sous-estimé la pandémie, à choisi d’imposer une interdiction d'entrée temporaire aux ressortissants européens. Avec un peu d’ironie, il semblerait que les chutes considérables des cotations boursières à Wall Street, et de toutes les autres places financières du monde, l’ont apparemment plus traumatisé que les quelques premiers milliers de morts déjà causées par le Coronavirus chinois.

Ce mercredi 11 mars, c’est par un discours télévisé que le Président des Etats-Unis s'est adressé à son peuple au sujet, selon ses propres paroles, de "l'épidémie sans précédent qui a commencé en Chine". Pour tenter de juguler la pandémie confirmée par l’OMS, Donald Trump a annoncé "les mesures les plus complètes de l'histoire récente du pays" pour lutter contre le "virus étranger". Et il a aussi rappelé qu'il avait déjà imposé des restrictions drastiques quant aux voyages en Chine dès le début de la propagation.

Les citoyens britanniques ne sont pas concernés

Le monde entier parle du Coronavirus. Les investisseurs attendent désormais avec impatience le résultat de la réunion de la Banque centrale européenne ce jeudi. Les autorités monétaires américaines avaient déjà réagi à la crise par une baisse sensible des taux, tout comme la banque centrale britannique.

C’est dans ce contexte que le Président américain a pris la décision de suspendre tous les voyages d'Europe de l’espace Schengen vers l'Amérique pour les 30 prochains jours, afin, d’après lui, d'empêcher des personnes infectées d'entrer dans le pays. Les citoyens britanniques ne sont pas concernés par cette restriction qui entrera en vigueur vendredi à minuit.

Trump a également déclaré que les autorités américaines pourraient ajuster les mesures de restrictions en fonction des informations que les experts fourniront à chaque stade de l’évolution de la situation sanitaire. Dans un tweet publié après son discours, Trump a souligné que les mesures annoncées ne concernent pas uniquement les produits mais aussi les personnes. Les travailleurs touchés par le virus pouvaient rester chez eux sans craindre de difficultés économiques. Il a également promis un allègement financier sans précédent et annoncé que les banques disposeront de capitaux suffisants pour faire face à la situation de crise.

L'Union européenne a fustigé jeudi la décision unilatérale du président Trump de restreindre les voyages de l'Europe aux États-Unis à cause du coronavirus, affirmant que la maladie ne respecte pas les frontières. La zone dite Schengen comprend 26 pays, dont les membres de l'UE, la France, l'Italie, l'Allemagne, la Grèce, l'Autriche et la Belgique, où le bloc a son siège, mais aussi la Suisse, la Norvège et l'Islande.

Plusieurs réunions de l'UE ont été annulées pour ralentir la propagation du virus, mais les ministres de l'intérieur du bloc européen devraient toujours se réunir ce vendredi à Bruxelles. Les ministres européens de la santé ont tenu une vidéoconférence jeudi soir. À mesure que le virus se propage, de plus en plus de pays européens adoptent des mesures drastiques. Après que l'Italie se soit mis en quarantaine, le Danemark a déclaré que toutes les écoles et les garderies du pays seront fermées à partir de lundi. Tous les fonctionnaires qui n'exercent pas de fonctions essentielles ont reçu l'ordre de rester à la maison pendant les deux prochaines semaines.

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