Le Royaume-Uni montre le chemin de la renaissance

Les britanniques ont ressenti l’irrésistible besoin de surpasser leurs peurs en résistant au déploiement de forces de tout l’Establishment européen déterminé à les convaincre de rester sous la tutelle de l’Union européenne. Maintenant les choses sont claires. Ils ont récupéré le pouvoir d’agir à leur guise pour décider de leur destin.

Fini les diktats du mastodonte bruxellois. Les britanniques ont décidé de rompre les liens formels imposés par leur adhésion à un aggloméra disparate de pays qui n'ont ni la langue ni l'histoire en commun et qui empêchent la liberté d'actions. Ils ont opté pour la possibilité de jouer dans la cour des grandes puissances du monde.

Le travailliste Jeremy Corbyn a fait perdre près de six mois aux britanniques à essayer de rejouer le match perdu lors d’un référendum dont le résultat fut pourtant très clair. Ce deuxième référendum, sous couvert d’une élection pour désigner les nouveaux députés, ne laisse la place à aucune incertitude. La volonté du peuple britannique a cette fois-ci enfoncé le clou dans la tête des mauvais perdants sans équivoque. Corbyn a été balayé.

Une nation ne peut pas avoir les mains libres sans posséder sa propre monnaie

La perte de temps a été des plus inutiles dans la mesure où les enjeux étaient de permettre à la Grande-Bretagne de retrouver sa place de grande puissance à part entière dans le monde multipolaire actuel. Ce choix est conforme à ce qu'est profondément le Royaume-Uni, conforme à sa place historique parmi les puissances du monde. Malheureusement pour la France, il s’agit de conditions qui ne sont plus les nôtres, qui ne sont plus nos préférences depuis la mort du Général de Gaulle. Merkel et Macron ne peuvent pas le comprendre, étant les enfants du mondialisme financier, de la soumission à des autorités supérieures, l’UE, la cour européenne des droits de l’Homme et la Cour de justice de l'Union européenne.

Emmanuel Macron est la caricature du mondialiste exacerbé. Il a été jusqu’à insulter son propre pays et ses habitants, en les traitants de fainéants, de gens qui ne sont rien. Pour lui, la France est un pays qui serait passible de crimes contre l’Humanité (référence à la guerre d'Algérie) et, cerise sur le gâteau, qui n’a pas de culture (pas de philosophes, pas de peintres, pas d'auteurs, etc.). Les britanniques ne veulent plus voir ce genre de profil en politique.

Le Royaume-Uni n'a jamais accepté de prendre l’euro comme monnaie nationale grâce à ses classes dirigeantes très expérimentées des pratiques historiques et des expériences vécues de part le monde. Ils savent qu’une nation ne peut pas avoir les mains libres sans posséder sa propre monnaie. Une nation européenne, qui n’est plus réellement à la table des grandes nations du monde, encerclée de pouvoirs non démocratiques qui l’assaillent et la soumettent, n'agit plus à la table de jeu du monde mais à celle d’un mammouth technocratique. En ce sens, la France a été rétrogradée en deuxième division, malgré des apparences bien trompeuses.

Le Royaume-Uni est déjà tourné vers un pacte renouvelé avec les États-Unis

Corbyn a incarné un espoir pour les sociaux-démocrates qui ont depuis longtemps abandonné les idéaux nationaux et l’écoute du peuple. Le divorce avec l'UE aura lieu mais il n’est pas certain qu’il se fera dans un état d'inimitié cordiale. Macron voudra jouer le premier rôle dans la scène de théâtre qui se prépare et Merkel jouera le rôle de la mère patronne. Les intérêts économiques allemands domineront bien sûr les dialogues et il s’agira de voir le poids de la bureaucratie devant les dernières demandes de Boris Johnson.

Le Royaume-Uni est déjà tourné vers un pacte renouvelé avec les États-Unis, à la renaissance de l’axe transatlantique qui sera un atout en faveur de Donald Trump pour les élections de novembre 2020. De nouveaux accords commerciaux avec le Mexique et le Canada sont également sur les rails. Il est aussi question d’accords commerciaux, notamment financiers, avec le Japon, la Corée du Sud, l'Inde, la Chine, le Canada et l'Australie, ainsi que la pléthore d'anciens pays du Commonwealth. Londres risque d’aspirer l'activité offshore qui est la spécialité anglaise, avec la volonté d’être une sorte de paradis fiscal pour détenteurs de capitaux.

La privatisation, la libéralisation, la détaxation pour les détenteurs de capitaux, seront les recettes prévisibles pour Johnson. Le monde multipolaire salue le nouvel acteur de l’ancien monde. Le monde des 3% de déficit et des Bisounours salue la nouvelle puissance européenne.

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