Union européenne : le malaise des peuples est grandissant

Il est temps de comprendre le malaise populaire qui se traduit dans les urnes et les sondages partout en Europe en prenant des directions politiques de forme souverainiste et nationaliste comme récemment en Allemagne (l'AfD), en Italie (La Ligue), en France (le Rassemblement national), en Pologne, en Hongrie, etc.

Les peuples d’Europe désignent la gouvernance européenne, avec ses orientations politiques et économiques imposées et poursuivies sans espoirs de changements majeurs, avec les catastrophes provoquées dans les sociétés et donc dans la cohésion sociale des différents pays, comme étant la raison principale du malaise général. D'autant que pour la première fois ce ne sont pas que les pays du Sud qui sont éprouvés mais aussi les pays du Nord, où la température monte, comme en Allemagne qui frôle la récession.

Le peuple veut plus d’égalité

En Thuringe, en Allemagne de l’Est, où le parti de droite Alternative für Deutschland (AfD), mouvement anti-migrants et eurosceptique, a connu une percée aux dernières élections législatives, le peuple veut plus d’égalité en exigeant des politiques sociales de redistribution, guidées localement aussi par des gestionnaires concernés par les nécessités des citoyens.

Jusqu'à présent, l’Union européenne a sous estimé les attentes fondamentales des citoyens qui vivent de plus en plus mal les restrictions grandissantes et la baisse régulière de leurs conditions de vie. Les avantages théoriques découlant des apports de l’EU ne sont plus suffisants.

Sans que les médias grand public fournissent la moindre information sérieuse, la méga structure supranationale se heurte à des difficultés croissantes. Le monstre institutionnel "qui coûte un pognon de dingue" vacille dans un silence médiatique insupportable.

Certes l’opposition populaire reste confuse, déformée, instrumentalisée, donc relativement inefficace. Pendant ce temps, la compétition interne entre les structures de l’appareil met en évidence les risques d'évolution politique et sociale qui pointent à moyen terme, en oubliant que les effets désastreux de son action sont maintenant clairement perçus.

A Bruxelles et à Francfort, les célébrations d'adieu de ceux qui laissent leur place pour les heureux gagnants, qui s’efforceront de faire encore moins bien que leurs prédécesseurs, se succèdent. Champagne à la main, ceux qui ont dirigé si mal la Commission et la BCE au cours des dernières années prennent congé, laissant derrières eux les inquiétudes quant à l'avenir de l'Union. Ils méritent bien une retraite dorée aux Panamas.

Réduire les dépenses de l'Union, une hypothèse opposée à la stratégie en place

Tous les postes ne sont pas encore attribués que déjà les problèmes resurgissent. Pour éviter une augmentation des contributions nationales, il convient de réduire les dépenses de l'Union, une hypothèse totalement opposée à la stratégie en place, qui vise à accroître les compétences et la taille du budget de l'Union, à l'instar de tout État fédéral que l’UE n’est pas censée être. L'Allemagne a déjà pris les devants en rappelant que mettre la main dans son portefeuille, il ne fallait même pas y penser.

Après la fanfare sortante de la Commission sur la perspective d'une souveraineté partagée, conférant de nouveaux pouvoirs à l'Union, on revient au chacun pour soi.

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