En 2020, Emmanuel Macron continuera d'offenser les Français

A l’occasion de ses traditionnels vœux aux Français, le Président de la République a annoncé, sans surprise, que la réforme des retraites "sera menée à son terme". Emmanuel Macron reste indifférent à ce qui se passe dans la rue. 2020 débutera sans aucun doute comme 2019 s’est terminée : par des grèves.

Bien que la présidence française ait annoncé à l'avance qu'il ne fallait pas attendre d'annonces concrètes, le discours d'Emmanuel Macron était attendu avec quelques espoirs, notamment de la part de ceux qui continuent de subir les conséquences des grèves de travailleurs des transports publics. Dans son discours, le chef de l'Etat a tiré un bilan assez positif de la première moitié de son mandat en mentionnant que 500 000 emplois ont été créés depuis mai 2017. Les syndicats ont unanimement exprimé leur "déception" envers Macron qui, après un long silence sur la grève, n'a rien apporté de nouveau sur les conflits actuels.

Le président s'est contenté de charger son gouvernement de "trouver rapidement un compromis", mais sans donner de détails. Il a souligné sa détermination à aboutir au terme de la réforme du système de retraite, sans faire la moindre allusion sur les difficultés rencontrées.

Une renonciation totale à la standardisation prévue des systèmes de retraites ou à l'augmentation de l'âge de la retraite à 64 ans, comme le demandent finalement la CGT et les autres fédérations syndicales, n'est pas un problème pour Macron. Depuis quelques jours, le gouvernement semble accepter que certaines catégories, comme les militaires, la police, les pompiers, le personnel navigant ou les employés des chemins de fer, puissent bénéficier de nouvelles réglementations spéciales ou de très longues périodes de transition. Cela semble contradictoire avec l'objectif initial d'un système de retraite universel. Certaines professions ont même été assurés qu'elles pourraient continuer à prendre leur retraite plus tôt que les autres.

Les fédérations syndicales appellent à des manifestations le 9 janvier

Cette tactique a déjà conduit le personnel navigant du groupe Air France à annuler une grève annoncée pour le 3 janvier. A l'inverse, les musiciens et les danseurs de l'Opéra de Paris ont rejeté avec indignation l'idée que seuls les nouveaux recrutés devraient être concernés par la réforme. Avec cette méthode, le gouvernement souhaite également conclure un accord avec la société ferroviaire SNCF et la société de transport parisienne RATP, qui ne mettra les nouvelles dispositions en vigueur que pour les générations futures. Les négociations dans les ministères devraient commencer dans la deuxième semaine de janvier. Les fédérations syndicales les plus radicales ne se font pas d'illusions et appellent à des manifestations nationales le 9 janvier.

Emmanuel Macron accumule les maladresses envers les Français. Une semaine auparavant, dans une vidéo tournée à la Maison Blanche, le président Donald Trump et son épouse Melania ont souhaité à leurs concitoyens un joyeux Noël chrétien, en célébrant la naissance de Jésus. A Londres, le Premier ministre britannique Boris Johnson, fraîchement ravi de sa victoire aux récentes élections parlementaires, a présenté aux britanniques, dans une vidéo de deux minutes, ses amitiés en se disant "proche de tous les chrétiens persécutés dans le monde", soulignant ainsi que "Noël est avant tout le jour de la célébration de la naissance de Jésus".

Par contre en France, "fille aînée de l'Église", qui cette année, avec l'incendie de Notre-Dame, laisse derrière elle une des périodes les plus difficiles pour la communauté chrétienne, un silence assourdissant a remplacé les vœux d’un Président absent pour les Français.

Macron n'a exprimé aucun souhait de Noël à ses compatriotes

Le dernier d’une généalogie vielle de 2000 ans de dirigeants qui ont été à la tête d’une des plus vielles nations du monde, le président Macron n'a exprimé aucun souhait de Noël à ses compatriotes, aucun "Joyeux Noël" n'est arrivé de l'Elysée, rien, absolument rien, comme si le 25 décembre était un jour comme les autres, et peut-être moins que les autres jours.

Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement national (RN), le parti de Marine Le Pen, a déploré dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux l’attitude du Président français :

"A chaque fois qu'Emmanuel Macron s'adresse aux Français, c'est soit méprisant soit pour annoncer des mauvaises nouvelles. Noël est un moment inestimable pour des millions de gens, pour des millions de Français, qu'ils soient chrétiens ou non. Ça fait partie d'un héritage que le président de la République est censé protéger, qu'il est censé défendre. Et on est très heureux qu'il célèbre très régulièrement sur ses réseaux sociaux chaque année la rupture du jeûne, la fin du Ramadan, mais on aimerait qu'il le fasse en l’occurrence pour les traditions qui sont inscrites dans le calendrier."

En juin 2017, comme le rappelle la presse parisienne, Macron s'était empressé à l’occasion de l'Iftar, le repas pris chaque soir par les musulmans au coucher du soleil pendant le jeûne du mois de Ramadan, organisé par le Conseil français du culte musulman (CFCM). A cette occasion, le locataire de l’Élysée avait déclaré que l'Iftar est "un moment de partage" qu'il partageait "avec la communauté musulmane française".

Il est certain que les musulmans ont voté à 90% pour Macron à la dernière présidentielle. Mais à la lumière de "l'annus horribilis" qui vient de se dérouler durant l’année 2019, il est incompréhensible que le dirigeant français n’ait pas trouvé à dire un seul mot pour les chrétiens, sachant ce que Noël représente pour une très grande partie des Français.

Le Président est un professionnel de la communication. Il n'a pas souhaité un Joyeux Noël à son peuple et choisi une nouvelle fois de critiquer la France depuis l'étranger, car apparemment il est difficile pour lui d'aimer et d'honorer ses traditions et ses racines chrétiennes.

"Le nouveau monde est sombre", a tweeté Nadine Morano, députée des Républicains (droite néo-gaulliste). S'adressant directement à Macron, Stéphane Ravier, le sénateur RN des Bouches-du-Rhône, a écrit: "Je ne sais pas si vous le savez, mais des dizaines de millions de Français viennent de fêter Noël et la naissance du Christ. Pourquoi avez-vous souhaité un bon "Iftar" aux musulmans, mais vous êtes resté silencieux pour Noël ?".

L'entourage du chef de l'Etat français, sensiblement embarrassé, a justifié le silence de Macron en prétextant un "contexte particulier", avec "de nombreux Français qui n'ont pas pu passer Noël avec leurs proches". Des justifications dans l'air d'un gouvernement qui fait tout pour "ne pas offenser la sensibilité" des communautés musulmanes de France.

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