Face aux revendications légitimes, le pouvoir choisit toujours la manipulation

Une forte odeur de pollution se dégage de notre démocratie. Il semble que des éléments toxiques soient créés par une politique démagogique et pétrie d’amateurisme. Le mécontentement populaire s’étend au delà des frontières de la France et commence à envahir les pays européens. C’est le moment de s'interroger sur le malaise ambiant et les ruses du système mondialiste pour camoufler les problèmes des classes populaires.

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La France est une nouvelle fois paralysée par les protestations, les grèves et les blocages de routes. Dans le viseur des manifestants, une énième réforme des retraites, de type néolibérale, proposée et bientôt imposée par le gouvernement Macron. Heureusement pour le pouvoir, d'autres batailles sont organisées, au profit des minorités agissantes, pour détourner l'attention de l'opinion publique. Soutenus par la classe bourgeoise et opportunément exploités par la classe dirigeante, ces combats idéologiques servent à empêcher toute critique de la politique sociale et libérale de l'Etat. Dans les années 1980, la gauche française a utilisé la manne de l’immigration, roue de secours très efficaces, contre les classes populaires.

Pour discréditer un mouvement, il est possible d’utiliser la carte de la peur. C'est la stratégie qui a été choisie par le gouvernement lorsque les gilets jaunes ont entamé leurs marches pour contester la perte de pouvoir d’achats et le mépris de l’élite à l’égard des classes moyennes et basses de la société. Cherchant à déconnecter le mouvement de ses bases populaires, le ministère de l’Intérieur s’est servi de la présence des "blacks blocs" et de groupes d'extrême gauche lors des rassemblements parisien pour attribuer aux Gilets jaunes l’image d'un mouvement violent, d'une "peste noire".

Il s’agissait d'acclimater la jeunesse au capitalisme néolibéral

En cette fin d'année 2019, les Français vivent de nouveaux épisodes offerts par le ministre Jean-Paul Delevoye, en charge de la réforme des retraites. Le problème, c'est que cet agent qui avait pour mission d'amaigrir les pensions de retraites a reconnu avoir omis de déclarer sa fonction d’administrateur bénévole dans un institut de formation de l’assurance, l’Ifpass, et a rectifié ce week-end sa déclaration d’intérêts en déclarant 13 mandats, dont 11 bénévoles, soit dix de plus que dans la version initiale. La ruse, toujours la ruse, mais parfois ça ne passe pas.

L'exploitation cynique des différentes batailles sociales s'est révélée toujours catastrophique pour le pouvoir. Personne n'ignore en effet le fait que c'est François Mitterrand lui-même, avec la complicité de l'économiste libéral Jacques Attali, qui en 1984 a délibérément organisé depuis l'Elysée, quelques mois après la percée libérale de 1983, le lancement et le financement de SOS-Racisme. Ce mouvement de la société civile a été présenté et salué comme spontané par le monde du divertissement et des grands médias. En fait, la mission principale de cette association était d’orienter les jeunes lycéens et étudiants vers des batailles de substitution, comme l’antiracisme et l’antifascisme. Pour Mitterrand et son entourage, il s’agissait d'acclimater la jeunesse au capitalisme néolibéral, pour ne reconnaître que trois crimes inacceptables, à l'exclusion de tous les autres : le racisme, l'anti-progressisme et l’homophobie.

Les élites appellent à lutter contre la catastrophe écologique

Les classes populaires ont mis du temps pour réaliser qu'il s'agissait d’une manipulation de la bourgeoisie de gauche représentée par les universitaires, les journalistes et les artistes. Ces représentants de gauche ont alors pris le contrôle de la plupart des conflits sociétales pour enterrer dans l’œuf les éventuelles batailles sociales. Bien sûr, se battre pour l'égalité des droits et la fin des discriminations peut toujours être utilisé pour détourner toute forme d'analyse critique des effets dévastateurs de la mondialisation.

Aujourd'hui, les élites mondialisées appellent à lutter contre la catastrophe écologique comme hier ils appelaient à lutter contre le racisme et l’homophobie. Progressistes débridés, ils n'ont aucune honte à instrumentaliser une jeune suédois âgée de 16 ans, Greta Thunberg, pour attirer les lycéens. Cette jeune fille, utilisée comme fer de lance du mouvement écologique mondial, est devenue la nouvelle idole des médias, sans prononcer la moindre référence aux systèmes de production capitaliste, comme par exemple les grandes sociétés de distribution du monde.

Le système capitaliste mondial est sur une pente critique bordée d'inégalités sociales de plus en plus explosives. La société est dépressive et la majorité des citoyens est convaincue que le vote ne peut plus rien pour elle ni pour changer leurs conditions de vie. Le peuple se réveille dans un contexte démocratique et politique délicat car, comme le fait Macron, le système se défend contre les éléments subversifs en espérant la passivité des masses. Pour l’instant, c’est par une exposition continue à des manœuvres qui endoctrinent, distraient, manipulent, corrompent, que l'ordre social est maintenu.

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