Islam : avec Macron, le séparatisme est en marche

Après 23 mois de présidence, le chef de l’Etat a jugé opportun, à un mois des élections municipales, de dévoiler ses états d’âme sur un des sujets qui préoccupent le plus les Français. Il s’agit bien sûr de l’islamisation galopante de la France qu’il transforme habilement en séparatisme communautaire. Le mot "communautarisme" ne fait pas partie du vocabulaire du Président.

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Déjà utilisé par Nicolas Sarkozy, le procédé consiste, à défaut d’entreprendre de véritables actions pour remédier au problème, à en parler abondamment. C’est ce qu’a choisi de faire ce 18 février 2020 le Président français pour partager sa préoccupation sur un nouveau sujet, qui apparemment lui serait cher, le séparatisme. C'est à Mulhouse qu'Emmanuel Macron a fait valoir son talent d’orateur, qui n’a malheureusement d’effets que sur ses admirateurs et sur les chroniqueurs énamourés des médias français. Son auditoire est là, il a en effet invité des gens du quartier qui viennent s’ajouter à ses supporters présents et réunis pour faire bloc, les yeux rivés sur celui qui leur donne leur pain quotidien, en se jurant à voix basse, comme ils le font devant les caméras, d’avoir des convictions profondes. Ils sont un petit échantillon de l'œuvre de Sartre dans laquelle vous avez en même temps la nausée et les mains sales.

Endormir un peu plus le peuple aseptisé

A Mulhouse, plus précisément à Bourtzwiller, une "banlieue sensible", expression valise pour indiquer qu’il s’agit d’un territoire déjà perdu pour la République, le chef de l'État a donc dévoiler son plan de lutte contre la radicalisation et "le séparatisme islamiste". Le président, qui refuse le terme de "communautarisme", a dévoilé son nouveau concept pour amorcer son discours relatif à un sujet sans cesse débattu. Il sort donc de son chapeau de magicien le terme de "séparatisme", pour endormir un peu plus le peuple aseptisé afin qu’il ne voit pas l’effrayante réalité. Entre les termes de "séparatisme" et de "communautarisme", Macron a tranché une semaine auparavant : "Je ne suis pas à l'aise avec le terme de communautarisme parce qu'on est dans la nation française. On peut se sentir des identités multiples, si on respecte les lois de la République et si on est tous dans la nation", a défendu le président de la République. "Mais quand au nom d'une religion, ou de telle ou telle influence extérieure, on dit 'là, je ne respecte plus les lois de la République', alors là ça ne va plus."

Parmi les mesures qu’ils considèrent "fortes", Emmanuel Macron a annoncé, sans évidemment préciser à quelle date elle serait appliquée, que la France allait cesser d'accueillir des "imams détachés" envoyés par d'autres pays, comme la Turquie et l'Algérie. Pour donner bonne mesure et satisfaire son auditoire local, il a fait allusion à la nouvelle mosquée AnNour de Mulhouse, la plus grande de France. Sur plus de 4.600 m², on y trouve deux grandes salles de prière, une école coranique, une piscine et des espaces de bien-être. Apparemment surpris d’un tel ensemble architectural, Emmanuel Macron n’a pas caché son ressenti :

"On voit la difficulté, le malaise qu’on peut avoir dans la République, quand on voit de tel projet dont on ne connait pas toutes les sources de financement de manière claire et l’exacte finalité […] c’est pourquoi des mesures fortes seront prises pour mieux contrôler les lieux de culte et garantir leur pleine transparence."

Il s’est évidemment empressé de visiter la mosquée qui a ouvert ses portes en mai 2019. Cependant, le chef de l’Etat ne s’est pas aventuré sur les dossiers très sensibles de la laïcité et du port du voile ou sur une réforme de l’organisation de l’islam de France, à l’étude depuis 2007. Emmanuel Macron, comme ses prédécesseurs, n’a pas compris que pour la religion Islamique, les fidèles doivent être musulmans avant d’être Français. Dans l’Islam la notion de laïcité n’existe pas plus que celle de République. Cette religion est fortement orientée vers les pratiques et les conditions de la vie quotidienne. Cela va de l’alimentation à l’hygiène, des contraintes vestimentaires aux exigences des pratiques journalières.

Son discours est à coté de la plaque

Emmanuel Macron n’a absolument pas conscience que son discours est à coté de la plaque. Les médias s’en rendent comptes mais regardent ailleurs. Vouloir éviter le séparatisme islamiste sans stigmatiser les musulmans est impossible. L’islam est déjà devenue la religion de la République puisque cette dernière se soumet, chaque jour un peu plus, à son emprise comme ce fut le cas avant 1905 avec le catholicisme. Il faut se rendre à l'évidence, le séparatisme est déjà en marche, et il possède tous les moyens nécessaires pour aller de l’avant, sans que rien ne l’entrave outre mesure.

A l'origine de ce profond changement que subit la France, l'immigration planifiée de nos territoires pourrait être stoppée par un virus incontrôlable. Alors qu'il était impossible de fermer nos frontières devant les vagues d'immigrations qui modifient en profondeur la civilisation européenne, la crise planétaire qui arrive, provoquée par un virus venu d'une contrée improbable du bout du monde, ne peut que déboucher à travers une prise de conscience politique, sur le désir de frontières, de nations et de gouvernements protecteurs. Le contraire des discours des pitres gesticulateurs entendus sur nos médias. Cela pourrait changer la donne.

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