Un peu partout, le niveau politique s'effondre

La perte de niveau qualitatif de la classe politique occidentale, et donc des pays qu’ils gouvernent, a commencé avec le début de la mondialisation débridée après la fin de la Seconde Guerre mondiale, et sans l'ombre d'un doute avec la main mise de la finance sur les Etats.

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Toutes les institutions politiques établies sont en grande difficulté depuis des années en France, en Europe, et même presque partout dans le monde. Les causes, en laissant de côté toute considération liée aux opportunités politiques de circonstances (affaires, corruptions, etc.), relèvent pour l’essentiel des conséquences de la mondialisation des produits et des personnes, de la financiarisation de tout, et de la forte démographie planétaire, la population étant passée de 2,5 milliards d’habitants en 1950 à 8 milliards en 2020.

Aujourd'hui, la politique est un jeu formant des usages informelles, auxquelles on doit obligatoirement se prêter pour arriver à ses fins. Cela passe essentiellement par un rapport de loyauté à un corps, à un réseau plus ou moins visible. Cependant, l'envers de la médailles est violent, malgré les apparentes mondanités, soirées, déjeuners, ronds de jambe et renvois d'ascenseur. Tout manque d'allégeance au réseau est sévèrement puni, les plus forts font une grande place à l'arbitraire. Des organisations finissent par être corrompues, les représentants perdant de vue la raison d'être des institutions au profit d'enjeux qui n'ont rien à voir avec leur bien-fondé social et historique.

La médiocrité politique gagne du terrain

Ainsi, peu à peu, la médiocrité politique gagne du terrain (médiocratie) dans un contexte qui voit aussi la société occidentale se féminiser. Cela n’a rien d’un jugement moral mais est d’ordre quantitatif. En effet, dans la population française, il y a plus de femmes que d’hommes et l'écart s’accentue avec l’âge. La plus grande longévité reflète les différences de modes de vie entre les sexes et des conditions de travail, en général plus dures pour les hommes, et aussi des habitudes de consommation. La féminisation de la société est de plus en plus visible dans les différents domaines de la vie sociale. Par un investissement massif dans l’école, les femmes obtiennent plus fréquemment des diplômes que les hommes. Toutefois, l’évolution du statut social des femmes est contradictoire. Les nouveaux droits qu’elles ont conquis ne peuvent masquer les difficultés, résistances et obstacles qui jalonnent toujours les différentes étapes de leur existence.

Face à la féminisation générale de la société, ailleurs, dans des pays géographiquement proches de l'Europe du sud, les sociétés se renforcent en testostérone à travers les aspirants dictateurs qui rêvent d'un nouveau sultanat et qui se complaisent dans une sinistre surenchère répressive. Un peu plus loin, sous un soleil brûlant, les Mollahs iraniens combattent les théocraties du Golfe qui se sont prétendument retournées contre leurs créatures, les califes terroristes islamistes. Pendant ce temps, en Occident, les justiciers médiatiques de la pensée unique sévissent en bandes et cohortes, utilisant à l'occasion opportune chaque événement, qu'il soit terroriste ou d'expression, pour détourner l'attention des peuples de la logique du profit maximum à court terme.

Chaque jour s’échangent des dizaines de milliards de dollars

Tout cela n'empêche en rien le vrai pouvoir de faire son œuvre dans les salles de marché où chaque jour s’échangent des dizaines de milliards de dollars. Le plus gros marché du monde, celui des devises, a vu ses volumes d'échanges quotidiens bondir de 30% en trois ans, à un record de 6.590 milliards de dollars par jour, selon les chiffres de la Banque des règlements internationaux, considérée comme la Banque centrale des banques centrales.

De façon plus globale, la culture occidentale ne semble plus être en mesure de posséder une correcte vision du monde et donc de présider sereinement pour assurer la sécurité et le bien être du peuple. Le mythe progressiste qui pousse à un développement illimité est considéré comme une source d'auto-libération et forme l’objectif à atteindre, comme si les avantages du progrès étaient un bien libre et illimité, ne nécessitant aucune contrepartie à l'homme. En fait, la courbe de croissance productive, toujours espérée en hausse grâce à la technologie et à une capacité d'exploitation de plus en plus efficace et rapide des ressources naturelles sans limite, est en panne.

L'action politique suggère le bon sens et la pensée philosophique. Le concept de justice doit être considéré comme une condition nécessaire de l'activité de ceux qui détiennent le pouvoir politique, et non comme une fin partisane poussée par une idéologie politique. Ne pas aspirer à atteindre cela entraîne un risque : ceux qui administrent les affaires publiques ne le font plus dans un esprit de justice mais par intérêts personnels. La règle fondamentale de la justice politique est une source conséquente de bonheur et concours à la réalisation du droit de chacun. La justice a toujours été considérée comme une pièce fondamentale de la bonne action politique, au-delà de toute perspective partisane.

Actuellement, le mal est incarné par la souveraineté

Affaiblit par le Brexit, l’Union européenne n'assume plus son rôle initial de pacificateur et de développeur de pays mais sert de champ de bataille à une concurrence mondialisée. Dans ce contexte continental et national, les élites politiques n'influencent plus grand-chose et la qualité de la classe politique s’appauvrit davantage. Il suffit d'observer à quel point certaines caractéristiques en vogue aujourd'hui, notamment chez les dernières générations de politiciens, sont transversales bien au-delà du parti auquel elles appartiennent ou des idées plus ou moins nobles qu'elles prétendent défendre.

L'absence d'un véritable pouvoir de décision, mais aussi l'expiration du style de comportement au sein des partis, peut-être favorisé parfois par les mêmes dirigeants, conduisent trop souvent à faire le choix d'entrer en politique pour des personnes médiocres, disposées à vassalité et dévoué au profit, au moins aux niveaux national et international. Pour l’instant et sans doute pour encore peu de temps, cela se produit beaucoup moins dans les administrations locales, en particulier dans les petites villes, où des administrateurs toujours consciencieux et compétents répondent toujours présents.

Actuellement, le mal est incarné par la souveraineté, souvent assimilée, de façon méprisable, au "populisme". Le populisme est considéré comme un obstacle au développement économique libéral, alors même qu'il est appliqué par tous les États occidentaux, avec une arrogance hautaine. Rappelons que lorsque qu’un gouvernement déraille complètement, le peuple a le droit de tout faire pour établir un nouveau gouvernement basé sur des principes forts capables d'organiser les conditions susceptibles d’assurer sa sécurité, lui apporter les meilleurs conditions possibles, en échanges de sa participation au fonctionnement de la nation.

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