C'est l’identité française qui est menacée, pas l'Islam

Suite aux nombreux attentats qui ont touché la France et aux vagues successives d’immigration, le sentiment d’insécurité a augmenté. Beaucoup ne reconnaisse plus le visage de leur nation. Mais l’immigration et le multiculturalisme sont-ils responsables de l’érosion de l’identité nationale ?

Les français savent désormais que les politiques d’assimilation ont toutes été des échecs. Aujourd'hui, des cultures radicalement opposées aux valeurs occidentales réussissent à s’implanter sur les territoires de l’hexagone. Des zones de non-droits sont contrôlées par des trafiquants de drogue ou des extrémistes religieux, où s’applique la loi du plus fort ou la loi islamique (sharia).

Il arrive toujours un temps où acheter la paix social ne fonctionne plus

Le multiculturalisme ne fonctionne pas. Il n’y a pas de mixité sociale mais un enfermement des différentes communautés qui vivent côte à côte. La nation française est aujourd'hui fractionnée.

En 2017, un sondage du journal allemand Handelsblatt a montré que pour 70 % des Français l’identité nationale est menacée. Seuls 20 % des interrogés pensent que l'Islam est "compatible avec les valeurs françaises". Coup dur pour le multiculturalisme et l’idéologie du "vivre ensemble" que cherchent à imposer les dirigeants. Il arrive toujours un temps où acheter la paix social ne fonctionne plus. Un moment où les gens ouvrent les yeux sur les réalités qui touchent leur pays.

La culture française est-elle uniquement menacée par l’immigration ou l’Islam, comme l’estiment de plus en plus de français ? Il peut y avoir d’autres explications, notamment le système scolaire. Pour Yves Montenay, auteur du livre Nos voisins musulmans, un immigré musulman peut intégrer la culture française, mais il doit d’abord apprendre la langue, et ensuite "un peu de littérature, de l’histoire, de l’instruction civique, des valeurs". Et pour les 28 % des musulmans français qui auraient des penchants activistes, selon un sondage de l’institut Montaigne, "une meilleure formation ne leur ferait probablement pas de mal non plus".

C’est la faute de la laïcité. En fait, c’est la faute des Français !

Plusieurs signaux semblent cependant montrer que le multiculturalisme menace l’identité nationale. Notamment les discours qui l’entourent et qui écartent les remises en cause du "vivre ensemble". Après les attentats, il ne fallait pas faire d’amalgame : ce n’est pas l’islam, ce ne sont pas les musulmans, ce n’est pas le multiculturalisme, ce n’est pas l’immigration. C’est le terrorisme, mais lequel ? C’est la faute de la laïcité. En fait, c’est la faute des Français ! C’est fou la faculté de certains commentateurs à culpabiliser les victimes au profit des assassins qui tuent parce que des journalistes ont osé dessiner leur prophète. Notre culture est en cause : il ne fallait pas manquer de respect à une autre culture.

Une autre culture ? Ainsi, en France, des jeunes français peuvent vivre, sortir, aller à l’école, travailler, le tout en appartenant à une autre culture que la culture française. L’identité nationale, c’est quoi ça ? Une culture unique ? Baliverne. Place au multiculturalisme, à une nouvelle culture différente du "notre" cher au partisan du vivre ensemble. Une culture liée à une religion dogmatique et rigoriste. Et si on n’accepte pas cet état de fait ? Et bien on devient l’affreux raciste. Alors il est plus simple de regarder mourir l’idéal d'émancipation français.

Pour Natacha Polony, auteure de Ce Pays qu'on Abat, la France est un pays "multiethnique", mais n'a jamais été un pays "multiculturel".

"On peut avoir toutes les couleurs de peau, venir des confins du monde, et être citoyen français. Mais ce qui distingue la République française des autres démocraties libérales est justement qu'elle est un peu moins libérale puisqu'elle unit ces gens de toutes les origines en un peuple partageant une même culture."

Le multiculturalisme, qui cherche à faire coexister plusieurs cultures qui n’ont rien à voir, entraîne la France dans le mur. L’identité française est piétinée de jour en jour, et les français, qui ne reconnaissent plus leur pays, commencent à prendre conscience de cet engrenage dévastateur. Évoquer les témoignages de professionnels, éducateurs, enseignants, professionnels des maisons des parents, qui font état de situations de confrontation ou de provocation comme le port du niqab chez des enfants ou des questions sur la société française et l’école qui ne permettent pas une pratique religieuse assidue.

C’est sur la jeunesse que le constat est le plus alarmant : augmentation du port de tenues cultuelles, hausse de la pratique du jeûne pendant le ramadan, refus d'activités scolaires, etc.

On observe aussi le retrait des femmes musulmanes du marché du travail, une logique communautaire forte, diffuse, permanente, des pressions pour financer une mosquée salafiste ou porter le voile, voire la burqa. Gerard Collomb, alors ministre de l’Intérieur, dans une interview a déclaré que "les gens ne veulent plus vivre ensemble, des communautés en France s’affrontent de plus en plus et ça devient très violent" allant jusqu'à exprimer que "d’ici à 5 ans, la situation pourrait devenir irréversible". Oui, on a cinq, six ans, pour éviter le pire.

Une réflexion concerne ce sujet

L’islam n’a guère été accueillant vis à vis de la démocratie, disait Samuel Huntington en 1984. Ce qui veut dire qu’en matière de démocratie, l’islam n’a pas de sources où puiser. Cette affirmation fait l’écho d’une tendance, non seulement dans les médias, mais même chez les spécialistes du monde arabe.

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