Etudes historiques du Coran : la chape de plomb commence à se briser

A la lecture des textes concernant l’aventure de Mahomet et la naissance de l’islam, il ne se dégage rien qui aurait un caractère christique ou évangélique. Les événements et les phénomènes relatés révèlent en fait plus de proximité avec l’époque des grandes invasions barbares et les conquêtes des continents américains, du sud comme du nord, que d’une allégorie exprimant une représentation claire de la volonté de Dieu.

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Les érudits, historiens, intellectuels et chercheurs sont pleinement responsables de la complaisance, et parfois de la lâcheté, affichée devant toute réflexion et étude historique de la religion de Mahomet. Certains notables musulmans ont usé et même abusé, depuis des dizaines d’années, de leur prestige et de la complicité de médias et du pouvoir public, pour répandre vers une population occidentale, complexée et culpabilisée en permanence, leur conception cléricale, obtuse et adaptée au concept coranique de la Taqiya*, de leur croyance et leur foi.

Leur croyance en Dieu est certes très respectable mais il est regrettable que soit utilisés des écrits sortis de leur contexte pour s’autoriser à mentir ouvertement à leurs lecteurs ou auditeurs infidèles, aux jeunes fidèles ou aux nouveaux convertis. Cette manipulation finit inévitablement par la perte de toute confiance envers la parole religieuse.

Il est habituel de voir dans les médias, lors de certains "débats", des érudits de l’islam arborant une personnalité différente, un visage médiatique, en fonction du public visé et du contexte. Les princes de l’ambiguïté, spécialistes auto-proclamés du monde musulman, expriment dans leurs interventions soit une malhonnêteté intellectuelle qu’ils peinent à maîtriser, soit une séduction doucereuse jusqu'au malsain, soit une effronterie superbe face à la contradiction et aux évidences, ou encore, pour finir, une particulière incompétence dont on ne sait trop si elle est le fait d’une ignorance, d’un aveuglement ou de leur intolérance.

Certains autres, historiens notables, tentent de manière plus ou moins consciente de découvrir des proximités rassurantes entre l’islam des origines et leur foi. Il va de soi que pour cette catégorie de chercheurs, l’analyse critique des religions, quelles qu'elles soient, reste une difficulté majeure, la théologie gardant son ascendant sur les sciences véritables.

Un groupe d’historiens a analysé en profondeur les 114 sourates du Coran

Le mensonge par omission puis la lâcheté comme doctrine scientifique, accompagné de paroles affligeantes, indignes d'une démarche scrupuleuse de la science du XXième siècle, semble faire école chez un bon nombre de chercheurs, essentiellement politisés à gauche. Pourtant, cette idéologie politique a toujours été garante des valeurs de laïcité et de liberté.

Bien entendu, d’autres auteurs laïcs ou cléricaux ont pu se donner comme mission de dénigrer l’islam. Ceux-ci ont, en général, effectué un vrai travail sur l’ensemble des sources disponibles, ce que les précédents se gardaient bien de faire.

Il est sage de passer outre les nombreuses théories de vulgarisateurs stipendiés, singes savants et prétentieux, auteurs de plaquettes destinées au grand public, apôtres "people" de la diversité et de la variété, tous plus malins les uns que les autres, collectionneurs de cartes postales, montreurs de diapositives, amateurs de thé ou de narguilé, insensibles à la violence du totalitarisme et du dogme. Ces "bobos" pratiquent les délices d’un confortable post-colonialisme, en affirmant que l’islam n’est pas un système politique, mais une religion sympathique faite d'assemblages, d’usages et de comportements colorés, éprise de permissivité et de relativisme.

Le message spirituel de Mahomet a été effacé, politisé, militarisé par les Arabes

C’est le contexte actuel qui a sans doute incité un groupe d’historiens des religions, dirigé par Mohammad Ali Amir-Moezzi, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études, et Guillaume Dye, professeur d’islamologie à l’Université libre de Bruxelles, à analyser en profondeur et précision les 114 sourates du Coran. Ce travail d’exégèse a été effectué en tenant compte des contextes historique, géographique et religieux de l’époque concernée, de l’an 570 à l’an 634.

Le lecteur découvre notamment combien le texte sacré de l’islam est irrigué par les textes juifs et chrétiens des périodes antérieurs et comment, après la mort de Mahomet, son message spirituel a été effacé, politisé, militarisé par les Arabes, imposé par la violence.

Au risque de la fureur des religieux et des fidèles musulmans rigoristes qui en refusent toute lecture critique, il était temps et nécessaire de faire avec le texte sacré de l’islam le même travail que celui qui a été accompli avec la Bible. Au nom d’Allah, des appels au meurtre, des pillages et des tueries sont commis depuis des siècles. Ces dernières années, en son nom, des innocents ont péri en France, au Bataclan, à Nice, à Toulouse et ailleurs de part le monde.

* Concept du djihad signifiant une pratique visant à dissimuler sa foi afin de revêtir un masque de modernité pour mieux se mêler à la foule. Ce procédé permet d'enfreindre la loi islamique et les prescriptions du coran, notamment celles concernant l'alimentation.

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