Guerre d'Algérie : un minaret sur Notre-Dame comme pénitence

Un architecte britannique à l'humour bien aiguisé a suggéré de remplacer le clocher de la cathédrale Notre-Dame de Paris par un minaret, en mémoire de la centaine d'Algériens tués par la police française alors qu'ils protestaient en 1961.

Certaines personnes de gauche, profondément de gauche - oui il y en a encore - aiment imposer leurs points de vue, faire grincer des dents, pousser à renoncer à ses principes. Ils habillent leurs demandes du bruit et de la fureur du monde. Il faut alors se retenir de tout spasme de rage ou d'attaque vicieux ad hominem.

Par exemple, les gauchistes bien de chez nous montreront des images d'asiles d'immigrants clandestins susceptibles d'émouvoir et de culpabiliser, en pointant le doigt sur des enfants regardant à travers les barreaux ou les barrières avec leurs petits yeux bruns. Tout le monde, ou presque, éprouve de la compassion à la vue de la détresse humaine. Ceux qui ose émettre la moindre réflexion sont aussitôt accusés d'être "sans cœur" et sont identifiés comme étant cyniques, racistes, fascistes, nazis. Chaque fois que quelqu'un essaie d'empêcher quelqu'un d'autre de penser, les leçons de morale et de culpabilisation ne sont pas loin.

Nos intellectuels utilisent ce type de tactique, parce que cela fonctionne. Trop souvent, de toute façon, la plupart des gens sont occupés et choisissent d'être aimés plutôt que détestés. Pour ne pas payer le prix de la résistance, pour ne pas être expulsé de la meute, condamné et étiqueté, nous acquiesçons et nous tournons les talons.

L'Eglise catholique n'a jamais tué des manifestants algériens

Personne approuverait le fait que des policiers puissent tuer des manifestants, ou même leur crever les yeux. A notre époque, personne de veut que les pays occidentaux colonisent des pays musulmans. Le monde a changé énormément depuis les années d'après la seconde guerre mondiale. Aujourd'hui, les droits sont exigés partout sur la planète et même s'il reste des poches de résistance, le chemin indique une tendance irréversible. Il faut maintenant résoudre le problème complexe des deux derniers fléaux de l'humanité : les conflits ethniques et religieux, et la résorption des inégalités.

L'idée de proposer de dénaturer un grand lieu de culte pour les croyants, et une œuvre d’art chrétienne, avec l'emblème principal de la religion islamique, est jetée sur la place publique pour faire qualifier de xénophobe ou d’islamophobe, voire même de "nationaliste blanc", tous ceux qui vont s'opposer à une telle aberration. A ce stade, il est déjà risqué de se poser des questions.

Charles X a envahi l'Algérie pour une raison réelle et urgente

Pourtant, l'archevêque de Paris ou l'Eglise catholique n'a jamais tué des manifestants algériens. En fait, c'est le gouvernement laïc français qui a volé toutes les églises en 1905. L'Eglise catholique n'a pas colonisé l'Algérie. C'est l'Etat laïc français qui l'a fait. Mais ce n'était pas pour la grandeur nationale ou pour détourner des ressources précieuses. L'Algérie n'en avait pas en 1830, lors de l’invasion de la France. Le roi français Charles X a envahi l'Algérie pour une raison réelle et urgente, mettre un terme à la pratique millénaire des Arabes naviguant autour de la Méditerranée, débarquant sur les côtes européennes, enlevant des chrétiens et les vendant comme esclaves. Les femmes étaient généralement des esclaves sexuelles, les hommes étaient astreints à un travail épuisant, à moins bien sûr de se convertir à l'islam pour gagner leur liberté.

Nous avons vu les membres de l'Etat islamique relancer l'esclavage en Syrie, capturer, échanger et violer des femmes chrétiennes et yézidies. Eh bien, les Algériens le faisaient justement par voie maritime depuis la conquête du pays par les musulmans. Occuper le pays, jugeaient les Français, était le seul moyen de faire cesser cette barbarie. Une fois la colonie établie, les Français sont restés comme le faisaient toutes les nations. Les Turcs ont fait de même en Hongrie, en Bulgarie, en Grèce, en Arménie, en Roumanie et en Serbie pendant plusieurs siècles.

Le nombre de chrétiens qui ont été réduits en esclavage par des pirates musulmans au fil des siècles serait d'un million, d'après les historiens. Alors la proposition de cet architecte anglais peut être adaptée autrement. Au lieu d'un minaret au sommet de Notre-Dame, pour commémorer les 100 victimes qu'il a pris en considération, peut-être que la plus grande mosquée de Paris pourrait être surmontée d'une immense grande croix, en l'honneur de ce million de chrétiens victimes au cours des siècles de la pratique musulmane ? Simple proposition, aussi stupide que la première.

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