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Notre-Dame de Paris : l'image de la foi chrétienne

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{Play}L'image de la cathédrale engloutie par les flammes restera gravée dans toutes les mémoires, en France et partout dans le monde. Un symbole important alors que dans une grande partie de l’Europe la foi chrétienne tend à disparaître. Notre-Dame aura peut-être réussi à réveiller des Français et des Européens qui ont abandonné le religieux et le spirituel depuis longtemps.

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La conflagration, la stupéfaction, n'ont fait qu'aggraver, au fil des minutes, la douleur de ceux, qui capturés par le moment cataclysmique au cours duquel la grande tour s'est effondrée, ne pouvaient détourner leurs regards du petit écran.

Il n'y avait fort heureusement personne emprisonné à l'intérieur. Lors de l'alarme, le feu a été suffisamment lent pour que les gens présents dans la cathédrale aient le temps de sortir sur le parvis. Les innombrables millions de personnes qui regardaient via un ordinateur, une télévision ou un téléphone, abasourdis, ne croyant pas leurs yeux, fixaient les images de l’invraisemblable.

Les flammes ont envahi l'ensemble de la toiture, la charpente vieille de 800 ans s'embrasée, puis le feu a attaqué les reliques, les fenêtres, les peintures. L’irremplaçable, ce que l’on pense être la véritable couronne d’épines du Christ, a été sauvé. Cette semaine sainte restera gravée dans les mémoires. Un sentiment d'impuissance a laissé place à une vraie douleur de l’âme de chaque spectateur de ce désastre.

La cathédrale en feu et la difficulté apparente de l'État à mettre fin à l'incendie ont représenté, pour nombre de chrétiens, un symbole de l'héritage religieux de la France. Il n'y a pas, pour l'instant encore de faits concernant l'origine de l'incendie de Notre-Dame. Mais plus de 40 enquêteurs ont été chargé d'examiner toutes les pistes possibles pour expliquer cette tragédie. Toutes les personnes présentes sur le chantier de rénovation, qui était en cours sur le monument, sont interrogées.

L'Europe est entre les mains de forces anti-chrétiennes

Angela Merkel, l'une des rares personnalités européennes à respecter les tradition chrétiennes, a fait remarquer que Notre-Dame est "un symbole de la France et de notre culture européenne". Depuis longtemps les autorités françaises ont adopté et imposé la laïcité comme étant l'alpha et l'oméga du "vivre ensemble". Depuis les lois de 1905, l'Etat est propriétaire de la grande majorité des sites religieux des territoires français, et à ce titre, il est garant de la sauvegarde de ce patrimoine très chrétien, en particulier des monuments les plus célèbres comme la cathédrale Notre-Dame.

A toutes les époques, depuis les premiers siècles de notre aire, puis le Moyen-Age et la période des croisades, la foi chrétienne et l'Europe n'ont fait qu'un. Mais aujourd'hui, l'Europe est entre les mains de forces anti-chrétiennes qui favorisent même une autre religion conquérante telle que l'est l'Islam. Depuis que les premières pierres de Notre-Dame ont été posées il y a huit siècles et demi, jamais auparavant le religieux et le spirituel n'avaient autant abandonné les européens. Le Marché n'aime pas les âmes. C'est la France qui a ouvert la voie en matière de sécularisation agressive. De nombreuses églises parisiennes glorieuses sont aujourd'hui principalement des attractions touristiques.

Au début des années 2000, une bataille faisait rage au sein de l'Union européenne pour décider ou non d'inclure une référence aux "racines chrétiennes" dans la Constitution de l'UE. Ce qui semblait une évidence, une reconnaissance naturelle, un rappel de la provenance de leurs droits. Les opposants ont été les progressistes européens prévisibles tels que le sont les eurocrates de gauche à Bruxelles, les athées du parti travailliste en Grande-Bretagne, les socialistes allemands, les scandinaves et, bien sûr, les dirigeants français. Parmi les partisans du rappel des racines européennes, se trouvaient les nouveaux États membres de l'UE qui avaient fui le communisme sans Dieu, la Pologne à l'avant-plan, et aussi a Hongrie et la République tchèque, et la figure religieuse par excellence du continent : le Pape Jean-Paul II.

Le pape, atteint de la maladie de Parkinson à un stade avancé, a repris le combat avec vigueur. À l'été 2003, il a consacré une série de discours du dimanche à l'Angélus sur cette question qui transcendait la politique. Il a alors avancé des arguments qui rappelaient ceux des pères fondateurs américains. Le pape a insisté sur l'importance que revêt le fait que les citoyens vivent sous une Constitution qui inclut la source dont découlent leurs droits. Ce que le gouvernement donne, le gouvernement peut l'enlever. Ce que Dieu donne, le gouvernement ne peut pas l'enlever. Jean-Paul II a expliqué :

"La culture européenne ne peut être comprise sans renvoyer au christianisme. Le christianisme est à la base même de la culture européenne. Une reconnaissance explicite des racines chrétiennes de l'Europe représenterait la principale garantie pour l'avenir du continent."

Le pape a été remballé par le président français Jacques Chirac, qui s'est exprimé sans ambiguïté, révélant ainsi sa vrai idéologie, par ces mots :

"La France est un État laïc et, en tant que telle, elle n'a pas l'habitude d'appeler à des insertions de nature religieuse dans les textes constitutionnels."

Le caractère laïc du gouvernement français et les institutions publiques, selon Chirac, n'autorisaient tout simplement pas une référence à Dieu dans une Constitution. Finalement l'UE a admis "l'héritage culturel, religieux et humaniste" du continent.

Des saboteurs de leur propre civilisation

Aujourd'hui, l’état de la foi dans une grande partie de l’Europe est en flammes. Cette tragédie est un symbole indéniable de la perte par la France de son héritage chrétien et de son incapacité à le protéger. La période de Pâques est une affaire d'espoir et s'il y a un espoir particulier pour l'Europe en cette Semaine Sainte, c'est que la cathédrale Notre-Dame soit reconstruite.

Ne pas nommer le christianisme comme la force dynamique qui a donné naissance à son "héritage culturel, religieux et humaniste", c'est comme si la Chine refusait de reconnaître la signification spirituelle du Bouddha dans l'histoire chinoise. La culture européenne s'effrite en temps réel. Les bureaucrates politiques et législateurs jouent le rôle de saboteurs des mœurs et de la culture européennes, c'est ce qu'ils appellent "le progrès".

Pendant des siècles, les dirigeants européens avaient compris d'instinct combien la religion musulmane était hostile à la culture européenne. Bien que les monarques européens se soient souvent querellés, l'aristocratie chrétienne européenne a unanimement reconnu pendant plus de mille ans à quel point il était impératif d'anticiper et d'empêcher toujours l'invasion musulmane. Aujourd'hui ceux qui dirigent en Europe agissent comme des saboteurs de leur propre civilisation.

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