Coronavirus : un premier coup de semonce pour l’humanité du progrès

Même si l’épidémie qui frappe nos sociétés reste encore localisée et heureusement très faiblement meurtrière, une pandémie est redoutée. La course mondiale pour trouver un vaccin contre le coronavirus ne cesse d'accélérer. Faut-il profiter de cet événement pour remettre en cause les excès de la biologie qui manipule chaque jour des gènes capables de détruire des espèces entières ?

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Les considérations les plus diverses sur l'épidémie actuelle du coronavirus, les opinions divergentes des spécialistes, les évaluations politiques hésitantes, inquiètent chaque Français et amènent beaucoup de confusions dans les mesures prises. Certaines clarifications paraissent fondamentales car de nombreux rapports et entretiens apparaissent très flous. Emmanuel Macron, pensant contribuer à apaiser les peurs, se montre à n’en plus finir sur les petits écrans.

Le monde tremble devant un virus, un acide nucléique conditionné, qui comprend un très grand nombre de familles et d'espèces aux caractéristiques très différentes dans leur structure, type de réplication, cellule hôte, animaux, champignons, plantes ou bactéries, tropisme des tissus ou des organes, type de transmission, etc. C’est ce qui explique la complexité à mettre au point un vaccin adapté à chaque virus. Même parmi les experts, il y a des opinions et des approches différentes sur chaque nouveau virus.

Une fréquence très élevée de mutations

Le coronavirus actuel (Covid-19), comme celui du SRAS en 2003, diffère des virus grippaux courants car il s'agit d'un virus mutant, provenant d’une période plus ou moins longue d’incubation dans les réservoirs que sont les animaux. Les systèmes immunitaires humains compétents sont capables de répondre efficacement et de manière adaptée aux virus qui existent depuis longtemps, alors que les nouveaux virus, qui ont récemment fait sauter la barrière des espèces, ne sont pas identifiés par les systèmes immunitaire et peuvent parfois réagir dangereusement. Cela ne signifie pas que ces virus sont nécessairement destinés à se transformer en pandémie maligne, mais ils en ont le potentiel.

Les coronavirus sont des virus qui se caractérisent par une fréquence très élevée de mutations. Il arrive qu'un virus augmente rapidement et fortement son bassin d'infection et sa capacité de duplication, infectant ainsi d'autres espèces. Grâce à sa capacité à recombiner des gènes, le virus peut devenir encore plus dangereux pour d'autres espèces animales. Chaque jour, de plus en plus de personnes sont contaminées par le nouveau coronavirus et toujours pas de traitement en vue. La protéine à l'origine de l'infection a été identifiée. De quoi faciliter la conception d'un nouveau vaccin. Le gouvernement chinois évoque un vaccin pour les prochains mois.

La révolution technologique pourrait bouleverser le monde de la génétique

Les nouvelles pour expliquer clairement d’où provient ce coronavirus ne sont pas légions. Bulletin of the Atomic Scientists a publié un reportage qui prétend qu'un laboratoire de biotechnologie a intentionnellement créé un nouveau virus de la variole, une maladie éradiquée depuis 1980 en Russie. Chacun peut imaginer les risques que comportent de tels agissements. Même si aucune preuve tangible ne vient accréditer cette information, il est tout de même possible d’imaginer que cela peut se produire dans l’un des milliers de laboratoires de recherche biologiques qui existent dans le monde. Bien sûr les armes bactériologiques sont interdites par la Convention de 1972 (BWC). La menace du bioterrorisme pourtant présente n’est pas perçue comme étant un danger sérieux pour l'humanité.

La révolution technologique qui s’opère avec l'Intelligence artificielle (IA) pourrait bouleverser le monde de la génétique et fournir aux scientifiques les outils nécessaires pour transformer des micro-organismes inoffensifs en bombes intelligentes microscopiques, plus puissantes que toute autre arme jamais construite. Depuis les premiers brevets sur les êtres vivants arrivés au début des années 1980, il est évident qu'il est impossible d'interdire toute expérimentation biogénétique. Ce domaine industriel et scientifique comprend les industries des sciences de la vie et pharmaceutiques. De grandes sociétés investissent des milliards de dollars, et la communauté scientifique du secteur possède les connaissances et les outils pour transformer la biosphère et par voie de conséquence la société mondiale.

Les nouvelles maladies virales sont devenues un problème dramatique

Il existe un vrai danger qu'une guerre biologique mondiale ne puisse être empêchée. Il est impossible de faire la distinction entre les utilisations défensives et offensives de la recherche sur les micro-organismes. La frontière entre les utilisations à des fins civiles présumées et les implications dangereuses ou militaires s'estompe, ce sont les mêmes avancées scientifiques qui aggravent les risques incontrôlables de guerre. Les expériences sur les virus et autres vecteurs génétiques étant courantes dans les laboratoires du monde entier, les nouvelles maladies virales sont devenues un problème dramatique et largement sous-estimé par l'opinion publique.

Les manipulations, désormais routinières dans des milliers de laboratoires, capables de créer des millions de particules virales qui n'ont jamais existé dans les quatre milliards années d'évolution qui nous ont précédé, sont suspectées de pouvoir transférer des gènes entre des espèces non destinées à se croiser. Les dangers pour l'ensemble de la biosphère ne proviennent pas d'une mauvaise utilisation des biotechnologies, c'est-à-dire du bioterrorisme et des guerres biologiques, mais d'une technologie qui brise délibérément les barrières spécifiques aux espèces que la nature a construites.

La pollution biologique de la planète par des centaines de variétés d'organismes génétiquement modifiés (OGM) dure déjà depuis des années et représente une véritable guerre non déclarée contre l'ensemble de la biosphère.

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