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Ghetto, communautarisme, délinquance : l'échec de l'intégration

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Depuis 40 ans, une immigration de peuplement extra-européenne s'est installée avec pour conséquence l'apparition d’innombrables quartiers ghettos où règnent délinquance endémique et chômage massif des jeunes. En toile de fond, s'est installé un communautarisme majoritairement islamique.

Le déni de la réalité par les élites dirigeantes, le terrorisme intellectuel et le règne de la dictature des dogmes idéologiques, la persistance dans l’erreur, l’ignorance socio-historique, l’abandon de tout bon sens, et pour tout dire l’angélisme idiot, sont les règles en vigueur. Afin d'empêcher tous débats, d’énoncer toutes contradictions, ceux qui pourraient aller contre ces règles imposées sont privés d'antennes, et parfois même de réseaux sociaux.

Pour autant, l'assimilation s'est aussi faite pour beaucoup avec succès grâce à l'éducation et à l'adhésion aux mœurs, aux coutumes et aux lois des pays d’accueil. En France après les émeutes de Trappes de 2005, les tensions communautaires se sont peu à peu accrues, à mesure du constat de l'échec de l’intégration, notamment dans les quartiers qui concentrent tous les maux de la société, chômage, délinquance, drogue, paupérisation, manipulation religieuse, en dépit d’une concentration aussi massive qu’inefficace de toutes les aides publiques, dont les sommes engagées dépassent l’entendement.

Un pays ne peut intégrer que de petites minorités, pas des masses allochtones

Selon l’idéologie victimaire de l’irresponsabilité, tous les quartiers concernés sont définis comme étant défavorisés et victimes d’exclusion expliquée par un prétendu racisme. Pourtant la réalité montre que les populations allogènes bénéficient d’aides extrêmement coûteuses et d’innombrables sollicitudes refusées aux autochtones. Cette politique généreuse pourrait très bien se concevoir si elle engendrait des résultats positifs en matière d'assimilation ou d'intégration. Mais le miracle espéré de l’intégration ne fonctionne pas.

Comme l’avait vu le Général de Gaulle, rapporté par Alain Peyrefitte, homme d'État, diplomate et écrivain français et membre de l’Académie française, dans son livre C’était de Gaulle, un pays ne peut intégrer que de petites minorités, pas des masses allochtones (s'oppose à "autochtones") qui deviennent majoritaires progressivement, zone après zone. On n'intègre pas un ensemble important à un autre, mais seulement un ensemble minuscule à un grand ensemble. Et aussi, on n’intègre pas une population à une autre si elles ont des fondamentaux culturels radicalement différents. De Gaulle, d’après Peyrefitte, a accordé l’indépendance à l’Algérie parce qu'il ne croyait pas à la cohabitation possible entre musulmans et Français de souche dans une même unité politique.

Des raisons probablement culturelles ou religieuses

Il y a 2 300 ans, Aristote expliquait déjà que les mélanges de peuples ne fonctionnaient jamais. Il défendait l’idée de la cohérence et de l’homogénéité ethnique, même entre Cités grecques. L'Histoire lui a donné raison : les pays multiculturels, multiraciaux, multiethniques sont partout beaucoup plus instables. Le dernier en date, le Sri Lanka, vient de nous le rappeler douloureusement. L’idéologie actuelle est fondée sur un oxymore : refuser l’assimilation, pour respecter l’identité des immigrés, et entreprendre la démarche de l’intégration. C’est-à-dire faire cohabiter des ethnies aux coutumes et cultures différentes, voire opposées, au sein d’un même modèle utopique symbolisé par l'idéologie et le pouvoir de la "République", concept qui devient alors fourre-tout et mal défini.

Une raison de l’échec de l’intégration est la marchandisation de l'immigration et de la ghettoïsation, mise en place et entretenue par une gauche intéressée par les apports électoralistes et solidaire de la mondialisation multiculturaliste. En payant, via par exemple la fameuse Politique de la Ville, les gouvernements successifs ont toujours cru calmer les jeunes, acheter la paix civile, éviter les émeutes, créer des emplois bidons, rénover les quartiers avec des pots de peintures, etc. Ce ne sont que des coups d’épée dans l'eau.

Les populations qu'il serait préférable d’intégrer ne sont toujours pas en phase avec l'ensemble des autochtones. Et ce, pour des raisons probablement culturelles ou religieuses. Les comportements qu’on remarque dans les pays d’origine se reproduisent, de manière homothétique, dès que les intéressés émigrent en Europe. Donc, sur les plans de l’intégration éducative, de la compétence technologique, de la créativité globale et des comportements sociaux, il est probable qu'un certain nombre des ressortissants de ces groupes ethniques ne parviennent à entrer en résonance avec les autochtones européens. Ceux qui ne s’intègrent pas ont importé leur mentalité, incompatible avec celle des autochtones. Ils refusent évidemment de s’intégrer à un modèle qui n’est pas le leur, avec lequel ils sont en conflit psychologique et ce, d’autant plus s’ils font masse. Pourtant une partie importante des enfants de l'immigration, en particulier les femmes, sans doute grâce à l'éducation scolaire, s’intègrent parfaitement.

Il est à craindre que les raisons qui expliquent l’échec de l’intégration l'emportent et que celle-ci ne réussira jamais. La fracture ethnique s’aggrave toujours. L’idéologie dominante qui couvre cela d'une chape de béton nie les faits. Les successeurs de De Gaulle ont laissé entrer des populations musulmanes et africaines en France, ce que le général voulait précisément éviter grâce à la décolonisation, en excluant d’en faire des citoyens français. Dans l’esprit de Charles De Gaulle, la fin de l’Empire français signifiait son refus du multiculturalisme.

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