Immigration et insécurité : il est temps de passer aux mesures concrètes

En France, il semble que les différends se règlent tranquillement, à coups de couteaux. En moyenne, plus de 120 agressions à l’arme blanche ont lieu chaque jour. Cette triste réalité conduit les autorités à s’inquiéter, enfin, de la radicalisation des comportements, notamment due à l'immigration de masse qui concerne les pays d'Europe.

PUB ARTICLE - DEVENEZ AUTEUR

LE WEBORATEUR est un média participatif. Connectez-vous pour commenter et proposer vos articles à la rédaction.

Le 11 février dernier, aux Lilas, une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France, un automobiliste est mort poignardé par un autre conducteur, pour une vulgaire histoire de place dans une file de station-service. La veille, à Montpellier, dans l’Hérault, une jeune fille âgée de 18 ans a été retrouvée dans son appartement, entre la vie et la mort, le corps transpercé par une arme blanche. Le 7 février, toujours à Montpellier, ce fut une femme de 30 ans souhaitant récupérer les clés de son ancien domicile conjugal qui a été défigurée au couteau par son ex-compagnon.

Toujours pas de plan d’actions concrètes à proposer

Les dernières statistiques sur la sécurité, ou plutôt sur l’insécurité vu les chiffres alarmants qui en ressort, se révèlent extrêmement préoccupants et obligent tous les responsables politiques à agir vite et avec une détermination sans faille. Depuis 40 ans, tous les pouvoirs, tous les politiques hormis ceux du Rassemblement national, tous les médias, toutes les personnalités de la culture et du divertissement, ont ressassé, sans la moindre discontinuité, qu’il n’y avait pas de relation entre l’immigration et l’insécurité.

Cinq ans après le début de la crise migratoire en Europe, les controverses sur la migration continuent d’affecter les débats et de créer des tensions toujours plus vives entre les Français, alors qu’aucune solution à l’échelle de la France et de l’Europe n’a encore été trouvée ou ne pointe à l’horizon.

L’Observatoire européen du journalisme, après avoir analysé le traitement médiatique de la crise migratoire européenne dans 17 pays, sur les années 2015-2018, a publié des résultats qui montrent que la façon dont les médias rendent compte de ce sujet est très différente d’un pays à l’autre.

L’un des principaux problèmes identifiés dans l'étude montre que les médias analysés ne précisent ni le parcours, ni le statut juridique des personnes qui cherchent à entrer en Europe en tant que migrants ou réfugiés. La couverture est dominée par les débats et les acteurs politiques (45%), ce qui ne laisse presque pas de place (4% des articles) aux informations économiques, culturelles, historiques et contextuelles. Les articles, en grande partie, assimilent les migrants et les réfugiés et sont imprécis sur le véritable statut des personnes concernées.

Mais au-delà de l’analyse du traitement médiatique de l’invasion migratoire en cours, la question de l'immigration représente une question fondamentale autour desquelles se jouera l’avenir de la France à travers sa capacité à exercer une nouvelle forme d’hégémonie. Le fait de ne pas avoir une once de stratégie politique à cet égard, ni une analyse partagée des racines du phénomène dans sa réalité concrète ne nous aide certainement pas.

La France n'est pas seule face au fléau migratoire

Ce ne sont pas les changements sémantiques d’Emmanuel Macron qui rassurent les Français sur une efficacité prochaine et attendue du problème migratoire. L’exaspération affichée face aux attentats et violences quotidiennes que subissent les Français, dans leur chair pour certains, et dans leurs âmes pour tous, n’a pour l’instant pas bouleversé l’agenda du Président de la République qui, apparemment, n’a toujours pas de plan d’actions concrètes à proposer.

Pour être plus clair, nous courrons le risque de banaliser ce phénomène de l'immigration qui doit donc être analysé et compris dans le contexte spécifique dans lequel il se produit. Ils s'agit de millions d'êtres humains. Une politique d'immigration stricte devrait suivre quelques axes principaux, notamment la réglementation des nouvelles entrées et l'élimination de l'immigration irrégulière déjà présente sur le territoire national.

La France n'est pas seule face au fléau migratoire. Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a déclaré que les descriptions de la situation à la frontière hongroise dans les médias internationaux étaient inexactes, affirmant que 95 % des migrants arrivant à la frontière étaient des hommes d’âge militaire, et donc que l’immigration est une invasion organisée. En réponse à une question, Orbán a déclaré que la frontière hongroise n’était pas fermée, faisant valoir que si quelqu'un voulait entrer sur le territoire hongrois, il était libre de frapper à la porte et de suivre la procédure appropriée. Ceux qui optent pour cette méthode, a-t-il dit, doivent attendre dans la zone de transit la fin de la procédure légale. Pendant ce temps, les migrants sont pris en charge et si leur demande est approuvée, ils sont libres d’entrer en Hongrie, mais sinon ils doivent quitter la zone de transit. D'après Viktor Orbán, les migrants sont soutenus par des organisations se réclamant du statut d’ONG opérant de la même manière que les groupes de trafiquants d’êtres humains. Pour lui, les organisations disposent de ressources financières importantes et de capacités logistiques considérables financées par de riches donateurs, pays ou particuliers.

En ce qui concerne la France, dans l'immédiat, il serait judicieux qu'une série de mesures soit très vite mise en application, parmi lesquelles la restriction des conditions nécessaires à la délivrance des permis d'entrée pour des raisons humanitaires, le durcissement des paramètres nécessaires au renouvellement du titre de séjour, la révision des règles de regroupement familial en incluant le revenu et les contraintes liées au degré et à l'âge des relations familiales, ou encore l'accélération des décisions d'expulsion.

Devenez auteur, devenez weborateur !
Connectez-vous et proposez vos articles à la rédaction. Ils pourront être publiés dans le Journal.

Commentaires (0)

Proposer un article
Aucun commentaire publié pour l'instant. Soyez le premier !