Après cette mauvaise gestion de la pandémie, plus rien ne sera comme avant

La propagation du coronavirus est en passe de bouleverser l’économie, la finance et la géopolitique internationale. Face aux difficultés révélées par la gestion de la pandémie actuelle, tout le monde prend conscience que les choses doivent changer.

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L'ampleur de la crise mondiale à laquelle nous sommes confrontés est plus grande que celle de la grande crise de 2008. Avec cette lutte contre un ennemi invisible, le coronavirus venu de Chine, le sens de la solidarité et un certain esprit communautaire ont refait surface. C'est ce sentiment d'appartenance à une grande communauté qui devra être exploité pour donner une tournure à notre histoire. Après cet événement dévastateur, rien ne sera comme avant.

Les restrictions budgétaires ont frappé les structures et la main-d'œuvre du système de santé

Pour l’instant, la colère des millions de citoyens occidentaux, contraints de payer les spéculations criminelles des banques et des organismes financiers, est contenue. Ils sont eux-mêmes confinés dans leurs domiciles, pour ne pas se retrouver exposé à la menace d'une pandémie qui risque de provoquer des milliers de morts et d’entraîner des millions de chômeurs. Le coronavirus intervient après que les peuples aient subit les effets de décennies de privatisation et de coupes dans les dépenses publiques. Les restrictions budgétaires ont frappé les structures et la main-d'œuvre du système de santé avec une férocité particulière. Cette même main-d'oeuvre qui est aujourd'hui hypocritement sanctifiée.

Mises en difficulté par la propagation de la pandémie, la classe dirigeante essaie d'éviter une panique générale, en utilisant des manipulations idiotes comme en témoignent les déclarations de nombreux ministres ou députés français. Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls en Europe. Partout, il semble que les dirigeants européens ne sont pas en mesure de sortir de cette crise d'une manière brillante et efficace. Cette période exceptionnelle dévoile clairement que l'Union européenne n'est plus en mesure de concurrencer la zone asiatique. A savoir que la population de l’Asie compte désormais environ 5 milliards d'habitants, tandis que l'Europe environ 500 millions et les États-Unis environ 330 millions. La Chine à elle seule produit près de 9 millions de diplômés chaque année.

Aujourd'hui, les conditions de vie des citoyens français sont très différentes de celles d'après la Seconde Guerre mondiale, où l'Etat providence a été favorisée par les ressources générées par une très forte croissance économique et par la persistance de niveaux de bénéfices élevés. Le mouvement des Gilets jaunes, démontrant qu'une partie importante de la population est contrainte à la précarité et au déclassement, a été un avertissement sérieux pour les gouvernants français.

Si les classes dirigeantes occidentales ne semblent plus posséder les ressources nécessaires, ce n'est pas le cas de la Chine. Et si la Chine s'arrête, les chaînes de montage en Occident s'arrêtent également. Aucune grande entreprise ne peut se passer substantiellement du marché chinois, le plus rentable au monde dans de nombreux secteurs. La Chine abrite un réseau d'approvisionnement inimitable, des structures logistiques très efficaces, des capacités de production immenses, la vitesse et la flexibilité opérationnelles, une main-d'œuvre abondante et de qualité.

Face aux difficultés révélées par la gestion de la pandémie actuelle, tout le monde prend conscience que les choses doivent changer. Le rôle de l'intervention publique dans l'économie et la société devra être fortement réévalué. De plus, le sens du collectif devra davantage prévaloir sur les attentes individuelles. Il est également urgent de résoudre les grands problèmes de notre époque, notamment ceux de la crise environnementale, des migrants, de l'évasion fiscale des grands groupes, des niveaux d'inégalité actuels. Enfin, il faudra remettre de l'ordre dans les institutions financières qui font la pluie et le beau temps.

Les travailleurs et leurs problèmes ont été complètement oubliés

Depuis quelque temps, de nombreux économistes, opérateurs financiers et universitaires publient des études alarmantes sur la croissance de la dette mondiale au fil du temps, tant dans les entreprises que dans les États, dans les pays riches comme dans les pays émergents. Si nous voulions vraiment relancer une économie saine pour un avenir durable, nous aurions d'abord besoin non seulement d'une régularisation de tous les travailleurs de l'économie ubérisée mais aussi de soutenir toutes les structures de service public, santé, transports, écoles, universités et recherche, logement, culture, sports, etc.

En outre, un grand programme concernant les catastrophes environnementales serait nécessaire pour prévenir efficacement les accidents industriels, les inondations, les tremblements de terre, les glissements de terrain, etc. Ce programme créerait des dizaines de milliers d'emplois. Dans les mesures prises par notre gouvernement il y a quelques jours, pour faire face aux problèmes générés par le coronavirus, les travailleurs et leurs problèmes ont été complètement oubliés. Il a fallu des troubles médiatiques pour mettre le problème en lumière et forcer le gouvernement à se rendre compte de la réalité et de l’étendu du fiasco. Une seule question reste tenace : après la fin de la pandémie, Emmanuel Macron saura-t-il reconstruire la France ... ou finira-t-il de la détruire par ses choix catastrophiques ?

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