Coronavirus : les peuples prennent conscience des vices de la mondialisation

Parmi les acteurs majeurs de la mondialisation, se retrouvent la plupart des pays occidentaux et les nations-continents comme l'Inde et la Chine. Cette dernière a résolument orienté son économie vers le marché planétaire. En fait, le Chine est entrée dans la mondialisation en offrant les bras de dizaines de millions de ses citoyens aux entreprises du monde entier, ravies d'utiliser par procuration une main d'oeuvre à bas coût. Aujourd'hui, ce qui frappe l'opinion public, c'est de découvrir que la boite d'aspirine est en rupture de stock parce qu'elle est fabriquée en Chine.

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Le Coronavirus qui nous est envoyé au visage est révélateur d'une époque, à la fois enthousiaste par ses découvertes et innovations scientifiques, inquiétante par ses audaces progressistes, suicidaire par ses excès gargantuesques et dévoreurs de ressources. Les vingt premières années du XXIème siècle apparaissent de plus en plus névrotiques aux yeux des peuples pour lesquels le monde devient irrespirable.

C'est au XVIe siècle que la mondialisation a commencé avec l'ère des découvertes de continents entiers. Les Européens sont arrivés par mer dans les nouveaux territoires du Monde, emportant avec eux des maladies pour lesquelles les populations locales n'avaient aucune immunité. Le nombre de décès causés par les maladies contagieuses, lors des colonisations, dépasse l’entendement. Il s’agit en effet de dizaines millions de morts au fil des siècles.

Aujourd’hui le destin nous renvoie en boomerang le Coronavirus

Le pays communiste dans sa gouvernance s'est résolu à rattraper près de deux siècles de déclin et à rejoindre les niveaux de développement des nations occidentales. La république populaire de Chine est le pays le plus peuplé du monde et le plus grand pays d'Asie orientale. Depuis 2014, son PIB en parité de pouvoir d'achat est le plus élevé du monde. La Chine est l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies. Premier exportateur mondial, elle dispose de l'arme nucléaire, de la plus grande armée du monde et du deuxième plus grand budget militaire mondial. Elle est aussi l'une des plus anciennes civilisations au monde. Avec près de 1,4 milliard d'habitants, soit environ un sixième de la population mondiale, la Chine a repris le mode de production européen pour s'imposer dans le monde entier. La Chine a mis un peu plus de 30 ans pour atteindre les mêmes niveaux de développement intensif que l'Europe et les États-Unis ont atteint en plus de 200 ans, dans une réalité à très forte densité de population.

Aujourd’hui, le destin nous renvoie en boomerang le Coronavirus qui n'est pas venu d'une autre planète. Un tremblement de terre est provoqué par un micro-organisme pesant près d'un millionième de gramme. Les montagnes, les mers, les lacs et les rivières sont pollués, la planète surchauffe et les glaciers fondent. Comment espérer que l'homme peut rester à l'abri et pourquoi s’étonner que les virus se développent, qu'ils se propagent et nuisent à la santé humaine ? Maintenant les questions que les initiés doivent avant tout se poser sont celles de la propagation. L’origine n’a plus d’importance car elle pourrait venir de partout tant la planète est polluée, tant les attitudes sont déplorables.

Remettre en cause un mode de production qui a déjà causé trop de dégâts

L'urgence environnementale est réelle, pourtant les pays comme la Chine ou l’Inde ne s’en soucient aucunement et rejoignent les Etats-Unis au classement des plus grands pollueurs. Nous avons déjà commencé à constater des dégâts massifs et des décès causés par les vagues de chaleur, nous voyons des forêts entières ravagées par des méga-incendies, nous subissons impuissants des inondations dans les régions côtières, des sécheresses, des ouragans. Toutes les données prévisionnelles indiquent que la situation va empirer. Face à cette gravité, rien de sérieux n'est entrepris. L'idée de transformer le défi environnemental en opportunité économique est en soi la preuve du manque de sérieux des propositions susceptibles d'infléchir les tendances actuelles.

L’humanité croit qu’elle peut se soigner du Coronavirus en continuant à pourrir la planète. Le sort de l'humanité ne dépend pas des scientifiques, car ils obéissent à des rôles que les relations économiques imposent. La science n'est pas neutre pour la simple raison qu’elle obéit à un mécanisme économique. La seule vraie réponse doit être recherchée pour remettre en cause un mode de production qui a déjà causé trop de dégâts, c'est celui qui abolirait sa raison d'être avec tout l'attirail construit jusqu'à présent à tous les niveaux. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il faut s’attendre à l’aggravation sans cesse des conditions de la planète entière.

Le Coronavirus est le prix infligé par le progrès, un prix très élevé, peut-être même un prix difficile à surmonter pour une grande partie des habitants de la planète. L'implosion du mode de production mondialiste est véritablement provoquée par une grippe capable d’y mettre fin.

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