Le Conoravirus n’arrête pas les manœuvres militaires américaines en Europe

Alors que l’Europe essaie sortir de l’emprise d’un virus d’une très grande dangerosité, près de 30 000 soldats américains ont débarqué du côté de l'Atlantique nord pour ce qui semble être une des plus grandes manœuvres militaires en Europe depuis la guerre froide.

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L'opération du nom de "Defender Europe 2020" a pour but de valider des opérations défensives contre un ennemi supposé, dont on ne voit pas, hormis la Russie, qui il pourrait bien être.

Les troupes américaines ont débarqué en Belgique, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Lettonie et en Estonie. En fait cette campagne militaire laisse de quoi se poser mille questions. La première qui vient à l’esprit est de savoir contre qui elle est destinée dans la mesure où il y pas d’ennemi plausible dans les environs. En effet, il ne me semble pas que la Russie, qui a sévèrement réduit ses forces armées depuis l'époque de l'URSS, ait des intentions belliqueuses contre l'Europe. Pourtant les manœuvres ont lieu principalement en Europe de l'Est et dans les anciens pays baltes soviétiques.

Ces manœuvres poursuivent deux objectifs dont celui de rappeler que l'Europe est une grande colonie des États-Unis et aussi d’entourer l’Ouest de la Russie pour rappeler que les USA sont là. Cette opération, qui n’intéresse pas les médias européens, arrive bien mal à un moment où l'Europe se barricade pour une autre raison. Les championnats de football et de tous les sports ont même été suspendus, les restaurants et bars fermés, les regroupements interdits. L’Europe prend des mesures extraordinaires pour éviter la propagation du coronavirus. Dans ce contexte, il aurait été raisonnable que ces manœuvres militaires soient suspendues ou reportées, en particulier à des fins de prévention. Elles auront lieu régulièrement, comme si de rien n'était.

Les États-Unis à eux seuls déploient en Europe 20 000 soldats

L’ampleur de l’exercice militaire provocateur de l’OTAN souligne à quel point les préparatifs de guerre sont avancés, 75 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Les États-Unis et 18 autres pays déploient d’importants contingents de troupes dans un délai très court depuis l’Amérique et l’Europe de l’Ouest vers la frontière russe. Au total, environ 37 000 soldats participent à ces manœuvres qui doivent se poursuivre jusqu'en juin. Leur objectif est la Pologne et les États baltes. Le navire de fret Endurance a accosté à Bremerhaven, l'avant-port de la ville de Brême en Allemagne, la semaine dernière avec quatre autres navires transportant des chars américains et d’autres équipements militaires lourds. Les États-Unis à eux seuls déploient en Europe 20 000 soldats et leurs armements.

Des infrastructures autonomes sont mises en place pour faciliter les mouvements de troupes. L’armée allemande a mis en place un centre de contrôle des transports, installé des camps sur les terrains d’entraînement militaire et déployé des stations de ravitaillement mobiles. Bien que les convois de plusieurs kilomètres de long se déplacent généralement pendant la nuit, ils perturbent considérablement les transports. Sur les 37 000 soldats de 19 pays impliqués dans l’exercice, plus de la moitié viennent des États-Unis. 4000 soldats allemands participent à l’exercice. De plus, des unités de police protègent le transport de matériel. Outre environ 33 000 véhicules et conteneurs, quelques 450 chars seront déployés à la frontière russe. Plus de 100 voyages de transport ferroviaire auront lieu. Au total, les troupes passeront par sept pays et utiliseront 14 aéroports et ports.

Le général Tod D. Wolters, commandant suprême allié de l'OTAN en Europe, a décrit l’exercice comme étant une plate-forme pour renforcer l’état de préparation et l’interopérabilité des forces alliées. L’administration Trump n’est pas la seule à parler le langage de la guerre. L’Allemagne et les puissances européennes tentent de sortir de l’ombre des États-Unis sur le plan militaire. La Russie, à qui on avait donné il y a 30 ans, lors de la réunification de l’Allemagne, l’assurance que l’OTAN ne s’étendrait pas en Europe de l’Est et certainement pas sur le territoire de l’ex-Union soviétique, a exprimé son inquiétude face à cette provocation.

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