Le Moyen-Orient, un formidable tremplin pour Donald Trump

Les États-Unis sont encore puissants au Moyen-Orient. Des installations militaires et plus de 60 000 soldats sont présents dans la région. Pour Donald Trump, ayant en tête sa possible réélection, sa politique étrangère doit permettre de servir ses intérêts propres.

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En 2019, à la suite des tensions avec l’Iran, Donald Trump a envoyé 2500 soldats supplémentaires en Arabie saoudite. Les USA se retrouvent sur de nombreux territoires de 14 pays, en Arabie saoudite, en Égypte, en Israël, au Liban, en Syrie, en Turquie, en Jordanie, en Iraq, au Koweït, au Yémen, à Oman, dans les Émirats arabes unis, au Qatar et au Bahreïn.

Donald Trump se sent plus fort depuis qu'il a réussi l'alliance entre l'Arabie saoudite et Israël, deux pays qui se méfient et redoutent l'influence iranienne sur les pays de la région. Les services secrets américains sont très efficaces car infiltrés de manière optimale en Irak et il est certain que des informations essentielles ont permis de suivre tous les déplacements de Qassem Soleimani, le commandant militaire de la Force Al-Qods, l’aile d’élite des Gardiens de la révolution islamique en Iran.

L’occasion de servir ses intérêts à des fins de politique intérieure

Le Président américain, au moment de sa prise de fonction à la Maison Blanche, a immédiatement pris au sérieux les affaires diplomatiques et militaires, héritées de la crise syrienne et de la défaite de la triangulation américano-saoudo-israélienne de Barack Obama. Trump ne cherche pas, à l’inverse d’Obama, à faire tomber Assad Bachar al-Assad. Il vise l’Iran, sachant pertinemment que la Russie qui a rejoint Assad ne cherche pas d’alliance particulière avec l’Iran.

Pour Donald Trump, les conflits du Moyen-Orient - et d’une façon générale la politique étrangère - sont l’occasion de servir ses intérêts à des fins de politique intérieure, ayant en tête sa possible réélection. Il a la certitude que son électorat veut une Amérique forte qui s'impose, si nécessaire par l’utilisation de sa force militaire. Ainsi, l'élimination du général iranien Suleimani est opportunément un excellent moyen de rendre la procédure de destitution incongrue et antipatriotique.

Trump envisage, au cas où les Iraniens réagiraient, de transformer la campagne électorale qui commence en référendum entre les défenseurs d’une Amérique dure et intransigeante et ceux qui veulent plutôt capituler, sous couvert de pacifisme. Les démocrates américains, qui autrefois ne craignaient pas les guerres et les guérillas, contestent désormais les actions militaires décidées par Trump.

Ne pouvant plus compter vraiment sur l’utilisation des bases installées en Turquie, les Américains ont commencé à se déplacer vers l’Irak. L'Iran sait que dans une confrontation militaire directe avec les USA elle sera perdante. Entre les drones, les missiles, les avions et les satellites, dans les premières heures d’un conflit direct, les USA peuvent infliger des dégâts considérables à l’Iran. Un conflit ouvert pourrait mettre à néant la continuité territoriale Iran-Irak-Syrie pour le célèbre plan des pipelines pouvant transporter le gaz du plus grand champ découvert à ce jour, que les Iraniens partagent avec le Qatar, allié de la Turquie.

Mais au-delà des conséquences de conflits possibles, il semble bien que finalement le Président des États-Unis, qui doit se rendre aux élections dans quelques mois, a donné l'ordre de frapper en Irak pour reconstruire son image de père de la Nation américaine.

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