Mondialisation : les séismes sociaux vont continuer à se succéder

En France comme partout à travers le monde, émeutes, révoltes et soulèvements populaires se succèdent de plus en plus. Si les raisons sont variées, toutes les revendications sont fertilisées sur le terreau d’une planète mondialisée quasiment à bout de souffle.

Voilà maintenant 70 ans que le monde a pris la voie du libéralisme effréné en travaillant avec détermination et la certitude de sa cohérence et persuadé de la qualité de son idéologie. La bourgeoisie mercantile et la nouvelle "aristocratie" républicaine a gagné haut la main.

Les politiques libérales ont promulgué que l'appauvrissement généralisé des populations occidentales et la déstabilisation de zones entières de la planète étaient une nécessité pour que le progrès suive son expansion. Les guerres humanitaires perpétrées, sous couvert de défense des droits de l'homme, de réponse à la violence contre les femmes, de la lutte contre le racisme, ont atteint un niveau d’hypocrisie et de malveillance inadmissible. Le nombre de morts et de victimes déplacées ou errantes sur des routes sans issue est considérable. Au prétexte d’exporter la démocratie occidentale en tant que modèle universel, on envahie, on bombarde, on détruit, on tue.

Le mondialisme avec sa doctrine néolibéralisme, ajouté à l’européanisme effréné, nous a tout dit et montre chaque jour ses conséquences sociales désastreuses. Ceux qui ne veulent pas entendre et voir prétendent ne pas comprendre ce qu'il se passe.

Non seulement l’appauvrissement est généralisé et grandit chaque jour d’avantage, mais il produit son ravage à une vitesse exponentielle, plongeant dans le désarroi et la misère des couches les plus diverses de la population. Il est évident que le phénomène Gilets jaunes est une première et significative représentation du malaise populaire en France.

Des conditions de vie inacceptables

A l’image de l’emblématique Goldman Sachs Group (société de banque d'investissement mondiale), le capital, qui dépasse les frontières et s’étend sur l’ensemble de la planète, ne se préoccupe pas des conséquences sociales lorsqu'il recherche un profit maximum. Il contribue à éliminer la grande majorité du travail salarié de la scène occidental et à utiliser les travailleurs du tiers monde jusqu'aux limites de l'esclavage. Les pauvres, les exclus, les marginaux et les "rebus" du monde du travail deviennent alors un handicap, du déchet humain, un nuisance dangereuse et coûteuse en raison de son existence même et de sa survie.

Un des moyens utilisés par les tenants de la mondialisation consiste à promouvoir des stratégies économiques et politiques qui favorisent fortement une migration incontrôlée de populations en provenance de pays, pauvres ou en guerre, vers les grandes agglomérations de pays développés, en particulier européens. Les grandes villes occidentales sont contraintes de permettre l’émergence de banlieues informes, de taudis, de bidonvilles, d’habitations précaires, d’abris d’urgence, souvent dans des bâtiments abandonnés, insalubres ou désaffectés. Les images sont celles de villes du tiers-monde autour de villes occidentales qui subissent une dégradation inimaginable et montrent des conditions de vie impensables et inacceptables il y a quelques années encore et qui avaient disparu depuis plus de 70 ans.

Le système mondialiste et libéral est très explicite, il dit tout et ne se couvre pas le visage. Il est représenté, en Occident, par quasiment tous les élites au pouvoir grâce aux votes des peuples dévalorisés. Prendre des lucioles pour les lanternes, cela peut arriver, nous pouvons tous faire des erreurs, mais l'autocritique doit être faite en revisitant tout ce qui s'est passé depuis 30 ans. A l'inverse, si ceux qui gouvernent persévérent dans l’erreur, cela n'est plus une erreur mais une faute impardonnable qui provoquera encore de nombreuses révoltes.

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