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Après sa victoire au Mondial le football français a un avenir prometteur

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{Play}Le titre de champion du monde 2018 doit être l'annonce d'une encore plus belle aventure pour les prochaines années. La deuxième étoile doit être un encouragement pour une nouvelle période de succès. Mais cela se fera par une profonde révision de son fonctionnement.

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Dès le Mondial 1998, le modèle de formation français a été considéré comme excellent par l'ensemble du monde du football. Il a d'ailleurs inspirer nos voisins allemands, qui ont su y ajouter de la rigueur et de la combativité, avec le résultat que l'on connait, et la victoire de la Mannschaft au titre mondial en 2014. De  Mais depuis la formation française a été comparée aux formations concurrentes comme celle des Anglais, des Allemands et des Espagnoles. L'héritage de France 98 s’est peu à peu dissous sur les terrains des territoires français.

Aujourd'hui le football français doit repenser et mettre à jour son propre modèle. C'est avec une des sélections les plus jeunes de la compétition que la France a obtenu son titre de champions du monde. Mais tous les membres de l'équipe de France ne sont pas issus de la formation française à l'exemple d'Antoine Griezmann qui a du s'exilé en Espagne à 14 ans pour avoir une chance de formation. Lors de la sélection des jeunes élèves par les clubs formateurs, la priorité était alors les caractéristiques physiques, taille, force, vitesse. "Le toucher de balle", "la technique" ou  "l'intelligence du jeu" venaient en dernier lieu. 

Didier Deschamps, le sélectionneur des Bleus, peut changer de système ou d’hommes selon l'adversaire

On a beaucoup reprocher aux Bleus la qualité de jeu. Pourtant sa défense, ses phases de transissions, ses contre-attaques rapides et sa ténacité ont été remarquables et les pièces maîtresses de la construction de la victoire. Bien on était loin du football de possession de l’Espagne 2010, pas même celui de l’Allemagne 2014, deux équipes disparues très vite du tournoi mondial. Le football des Bleus était un football adapté aux circonstances et aux moyens. Là où l’Espagne et l’Allemagne avaient montré du jeu, la France a montré des plans de jeu. Elle s’est adaptée à chaque adversaire, à ses forces et ses faiblesses.  Didier Deschamps, le sélectionneur des Bleus, peut changer de système ou d’hommes selon l'adversaire.

En 2014, en 2016 et en 2018, il n’a jamais eu la même équipe du début à la fin d’une compétition. Il a fait des Bleus une équipe capable de monopoliser le ballon face à l’Australie, de le laisser à l'adversaire la majorité du temps comme face au Pérou, de défendre en bloc comme contre la Belgique ou même d’aller chercher haut un adversaire si le scénario l’oblige. Mais que peuvent bien retenir les sélectionneurs des équipes de France de jeunes, les formateurs des clubs professionnels français du modèle de jeu des Bleus ?

L'équipe de France a une très grande richesse de profils à travers ses joueurs. Cet avantage est envié par d'autres pays. Une des caractéristiques principales des Bleus champions du monde, c’est leur état d’esprit. Du début à la fin de la compétition, les Français ont dégagé une combativité, une solidarité et une joie de vivre visible. Pour beaucoup, les Bleus à l’état d’esprit si compétiteur ont "grandi" en tant que footballeurs. Lucas Hernandez, dont la grinta a séduit le pays, a quitté la France à six ans et rejoint l’Atlético de Madrid à onze. Antoine Griezmann, que l’on a vu revenir plein de rage sur Messi dans sa propre surface de réparation, a développé cette même grinta loin de nos frontières. Paul Pogba, impressionnant de hargne et de leadership, a quitté la France à tout juste seize ans. Et la liste de joueurs formés à l'étranger est loin d’être exhaustive.

Que nous n’aurions pas été champions du monde si tant de Bleus n’étaient pas allés apprendre ce qu’est le très haut-niveau chez nos voisins européens. Des titulaires, seul Mbappé, marginal tant il est phénoménal évolue en France. Ceux qui sont partis plus récemment, comme Umtiti ou Tolisso, ont semblé changer de dimension en une ou deux petites saisons passées à l’étranger.

C’était l’ironie du discours d’Emmanuel Macron à l’Elysée, le lendemain du sacre. Le président de la République aux joueurs avait lancé :

"N’oubliez jamais d’où vous venez. Vous venez de là : des clubs qui vous ont formés, des jeunes de tous ces clubs, des éducateurs qui n’ont pas compté leur temps"

Pour croire en une troisième étoile

L’une des premières décisions d’Emmanuel Macron les concernant  a été la suppression des contrats aidés qui sont utiles aux centres de formation.  travers cette mesure le gouvernement a sérieusement mis à mal la pérennité du football amateur français. Nombre de ces clubs reposaient en grande partie sur ces béquilles qu’étaient les contrats aidés. Ce petit plus qui permettait au responsable technique ou à l’éducateur U15 de passer un peu plus de temps dans leur club, sans mettre en danger leur équilibre personnel. La Fédération se doit de trouver les nouveaux de financement et de participer de manière plus volontariste au football amateur. 

Le succès récent aura donné envie à des milliers d’enfants de se mettre au football. Les revenus liés à ce titre titre fera une manne financière considérable pour la Fédération Française de Football (FFF). Elle se doit d'en reverser une part importante à ses ligues, districts et clubs amateurs. Partout en France, ce sont eux qui forment les champions du monde de demain. Pour croire en une troisième étoile et donner à la France la place qu’elle mérite dans le concert des nations du football.

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