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Environnement : Quelle responsabilité pour les acteurs politiques ?

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​L'affaire du siècle c'est "Quatre associations, Notre Affaire à Tous, la Fondation pour la Nature et l'Homme, Greenpeace France et Oxfam France qui ont décidé, au nom de l'intérêt général, d'attaquer l'Etat français en justice pour qu'il respecte ses engagements climatiques et protège nos vies, nos territoires et nos droits." La question de la responsabilité de l'Etat est engagé par ces associations et tous les citoyens ayant signés la pétition et fait écho aux nombreuses difficultés à l'échelle nationale et locale de faire avancer les projets environnementaux. Pourtant pour les 350 000 personnes qui ont marché ce samedi 16 mars, la question n'est plus à poser, il faut agir. Pour autant, sait-on vraiment en France qui "fait" de l'environnement ?

La multiplicité des échelles rend difficile la responsabilité

Il est possible de faire remonter des embryons d'intervention publique dans le domaine de l'environnement à une période très ancienne comme au IIIème siècle avant notre ère où existait une protection des espèces sauvages par l'empereur indien Asoka. Puis de manière significative, au XIXème siècle, Ernst Haeckel utilise pour la première fois le terme « écologie » pour désigner l'étude des relations entre les êtres vivants. Cependant, ce n'est qu'à partir des années 1960-1970 qu'il est possible de parler réellement de politiques publiques de l'environnement. Notre époque et notre mille-feuille territorial rendent pourtant difficile la désignation d'un acteur, institutionnel ou non, qui soit chargé de mettre en œuvre les politiques publiques environnementales car il existe une multiplicité de niveaux dans les problèmes liés à l'environnement.

Par exemple, un ruisseau pollué situé dans un jardin représenterait l'échelle locale et le « trou » dans la couche d'ozone au- dessus de l'Antarctique un niveau plus global. Au milieu l'échelle nationale coexiste avec les deux premiers avec des États détenant la souveraineté sur leurs ressources depuis la convention sur la biodiversité biologique de 1992. Ainsi se pose la question de la pertinence de ces niveaux pour les problèmes environnementaux qui n'ont, eux, pas de frontières délimitables. Aux vues de la réalisation parcellaire des objectifs énoncés dans les dernières Conférences des Parties (COP), symboles des politiques environnementales globales engagées au niveau climatique, il est nécessaire de considérer un échelon plus réduit, local, comme étant probablement l'échelle la plus pertinente. 

La Responsabilité est alors plus difficile à engager. Qui est le vrai responsable, le Président ? Le gouvernement ? Les députés qui votent le repoussent de trois ans l'interdiction de fabrication des pesticides ? Les maires qui ne proposent pas d'environnement dans leur politique ou peu ? Tant de personnes peuvent jouer un rôle, et pourtant aucun changement majeur n'est observé. 

La justice, un bon levier pour la responsabilité ?

​Pour "L'affaire du Siècle", les associations à l'origine du mouvement prennent pour exemple les différentes actions menées par des citoyens dans le monde pour condamner les responsables étatiques à élaborer des actions concrètes. On remarque cependant que les actions en justice concerne un élément en particulier : au Pays-Bas les émissions à effet de serre, en Colombie la déforestation. En France et au travers ce mouvement, c'est toute la politique environnementale française qu'il faudrait changer. Est-ce que la justice français arrivera bien à monter un dossier solide sur ce sujet ? Est-ce que tout cela va aboutir à de réelles mesures ?

Difficile à dire mais l'initiative a de l'ambition. Si la justice ne donne pas suite à ce recours, il faudra recommencer, par d'autres actions, d'autres méthodes. Une sensibilisation des élu(e)s par exemple. Ne pas seulement les laisser lire tranquillement lire dans les journaux qu'il y a des nouveaux cas de "bébés nés sans bras" mais leur montrer, sous leur yeux, ce que leur propre enfant pourrait développer comme handicap in utero. Il faudrait leur diffuser en boucle les reportages sur ces enfants asthmatiques qui vivent un enfer à cause de la pollution. Leur mettre la tête sous l'eau en Méditerranée et leur faire constater qu'il n'y a plus un seul poisson, plus un seul coquillage. Leur faire ramasser les déchets dans les rivières polluées, leur faire avaler les algues vertes de Bretagne qui se développent et tuent des gens ! 

Ou, il faudrait commencer à choisir des responsables politiques déjà sensibilisés, de droite ou de gauche, qui aient une vraie conviction et une vraie envie. Montrer que la France peut être un modèle pour le reste de l'Europe et du Monde. 

Nous avons encore beaucoup de choses à faire, mais nous y arriverons, car la protection de l'environnement est un sujet non pas important mais primordial.

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